Old Silver Key

Artiste/Groupe

Old Silver Key

CD

Tales of Wanderings

Date de sortie

Octobre 2011

Style

Post rock

Chroniqueur

Scum

Note Scum

14/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Du post black rock ? What the hell is wrong with this ? Comment ça du post black core ? Oui, criez, hurlez, rebellez-vous, tuez vos voisins (avec modération bien sûr), l'univers du Metal a encore des étiquettes à créer, des genre à faire fusionner, des émotions à écraser face contre terre avec fureur, des couleurs à peindre, en bref le Metal vit encore. Et ce Tales of Wanderings en est la preuve. La preuve que quelque part dans le monde, des gens ont réussi à accorder l'aspect intime du Opeth actuel avec la froideur du grand nord imposée par les Enslaved ou tout autre groupe de black nordique autre que True. Old Silver Key c'est un peu tout ça à la fois, un disque qui retourne, qui chamboule nos perceptions.

Attendez, vous réalisez seulement maintenant que nous n'avons pas encore parlé de la musique mais simplement de ce qu'elle transporte ? Ils sont forts ces européens. La musique parlons en : des guitares tristes mais bien présentes, une batterie qui sonne noire comme le black, des riffs mélancoliques, et la voix d'un grand chanteur bien de chez nous, ce groupe est emmené par l'un des génies du Metal moderne, j'ai nommé Roman Saenko (Drudkh, Hate forest, ça calme hein ?) et ce disque est la preuve de son talent. Suppléé avec talent par Neige, chanteur d'Alcest, Old Silver Key nous fait forte impression : les compositions sont longues, noires, transpirent, et superposent des plans black dans l'esprit avec une mélancolie toute post truc. Post parce que le groupe va plus loin que ce que l'on peut entendre en ce moment, ne mettant pas de brides à son inspiration, nous faisant voyager dans l'Europe de l'Est en plein hiver, en posant un regard incertain sur le monde qui nous entoure. Et pourtant, malgré cette tristesse et ce noir qui nous collent à la peau, il y a cette petite lumière, présente à chaque seconde de cet album. Elle veille sur nous, nous guide et nous sert de phare dans cette pénombre pluvieuse. Ce groupe est à la fois triste et lumineux. Si ça ce n'est pas un exploit, je veux bien manger le dernier disque des Warbringer.

Alors peut être que des petits bémols peuvent être abordés, comme la peut-être trop grande homogénéité -et donc le manque de diversité provoqué-, le manque de virilité, mais après tout Drudkh et Hate Forest sont là pour ça. Laissons donc ce disque vivre et s'imposer comme l'une des belles découvertes de l'année. Tout simplement.

 
Tracklist de Tales of wanderings :


1. What once was and will never happen again
2. November nights insomnia
3. Cold spring
4. Nineteen winters far away from home
5. Star catcher
6. Burnt letters
7. About which an old dream house

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