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PALACE TERRACE
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C H R O N I Q U E (Yann G)Généralement adepte des virtuoses et des sorties de l'écurie Lion Music, mon attente et mon espoir étaient à l'apogée à la vue de ce nouvel album : un projet de métal progressif néo-classique conduit par le grand George Bellas. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce guitar-hero, sachez simplement que George est un guitariste virtuose expert dans le style néo-classique et qu'au cours de sa carrière, il a déjà officé aux côtés de Phil Mogg et de Pete Way (UFO) et qu'il a fait partie du groupe Ring Of Fire aux côtés de Mark Boals, de Virgil Donati et de Vitalij Kuprij. Bref, un pur profil de shredder sorti des écuries Varney et Shrapnel. Mais voilà, énorme déception, ce nouvel album "Flying Through Infinity" de son projet "Palace Terrace" ne sert à rien. Aller jusqu'au bout relève même de la torture. Dresser la liste des défauts présents sur cet album viendra étayer cette chronique. Tout d'abord, la production est faiblarde et sans relief, la guitare est lointaine, sonne de manière trop aigüe et la frappe du batteur Sasha Horn n'est pas du tout mise en valeur, on croirait presque entendre une boite à rythmes. Ensuite, les compos sont ennuyeuses et ne présentent aucune accroche. L'environnement est très progressif, le premier morceau "The Tenth Dimension" de près de 10 minutes enchaîne d'ailleurs les breaks dans tous les sens et ce, au détriment de la mélodie et des refrains accrocheurs. Au niveau du style, Palace Terrace exécute un néo-classique des années 80 prog-isé et complexifié. Si vous aimiez les compos de James Byrd période "Anthem" ou "Crimes Of Virtuosity", les choeurs magiques et les ambiances néo-classiques, si vous adoriez le toucher malmsteenien sur micro simple, vous vous rendrez compte que Palace Terrace a voulu emprunter un peu de tout ça mais que la magie s'est perdue en cours de route. Techniquement, bien évidemment, George Bellas assure parfaitement ses envolées néo-classiques mais ça ne suffit pas. Un enchainement de notes sur des compos qui ne tiennent pas la route. Côté chant, Jonathan R. Marshall assure plutôt bien, sa voix rappelant parfois le timbre de DC Cooper, notamment sur "Chaos Theory". En parlant de DC, l'ombre de Royal Hunt plâne de temps à autres de par son prog symphonique. Mais tout ça ne suffit pas à sauver l'album. Vous l'aurez compris, cet album, une fois écouté, peut s'envoler vers l'"Infinity" sans aucun regret... C H R O N I Q U E (Ralph)PALACE TERRACE est un groupe de rock progressif tendance néo-classique. Il est composé du guitariste George BELLAS, Jonathan MARSHALL au chant et Sasha HORN à la batterie. George BELLAS est un guitare-heroe à la carrière bien étoffée, avec une bonne quinzaine d'albums à son actif, soit sous son nom, soit en qualité de guitariste avec des gens comme Jason BECKER ou John WEST. L'album porte le titre "Flying through infinity", avec 10 morceaux chantés. BELLAS y occupe à peu près tous les postes, car il y est la fois le compositeur, le guitariste bien sûr, mais également aux synthés, à la basse, aux percussions et à la production. Indépendamment de tout ce talent, l'album est nul ! Dix titres absolument inintéressants, il n'y a guère que le titre n. 5 "Who I am" qui possède un peu de guitare avec un joli solo, mais de moins d'une minute. Sinon tout le reste est vraiment peu attractif. Ce n'est pas rebutant ou pénible, mais c'est un album inutile. Je ne vous conseille pas le morceau n. 2 et son solo à l'orgue "Bontempi", pour ceux qui ont connu ça (les moins jeunes d'entre nous...). Quelques titres ont des parties vocales vraiment nulles. L'impression, c'est qu'ils ont voulu faire du théâtral et du grandiloquent, ils se sont un peu ratés... Donc à oublier, rapidement. 09/20, sans appel... | ||||||||||||||