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Palefeather
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C H R O N I Q U E100% instrumental, le premier album du trio suédois Palefeather ne devrait pas laisser indifférent les amateurs de Pink Floyd et de feu Landberk. Il faut dire que les quarante-sept minutes de Palefeather, le titre éponyme de l’album, sont riches en ambiances planantes et progressives. Trop d’ailleurs à mon goût, pour qui l’écoute prolongée des quatre morceaux qui composent ce Palefeather ressemble plus à une répétition sans fin d’un seul et unique titre. Un manque de surprise et de risque qui nuit à un album cependant tout à fait correct Imaginaire mais peu imaginatif. Björn Pettersson à la guitare, Robin Bergh à la batterie et aux percussions ainsi que le multi instrumentiste Pierre Stam (guitare, basse et claviers) ont pour un temps laissé de côté leurs projets de groupes, orientés black-death pour Björn et Pierre (In Mourning) et death-doom pour Robin (October Tide) afin de se concentrer sur le premier album progressif de leur projet commun, Palefeather. Le résultat est intéressant sans être transcendant. Certes Palefeather est un album relativement facile à apprivoiser. Le son et les mélodies y sont propres, lisses et planants alors que l’ambiance qui en émane stimule l’imaginaire. Par contre, on a parfois, si on n’est pas un fan inconditionnel de ce genre de musique, une forte impression de déjà entendu. Et même si contrairement à Pink Floyd, ce Palefeather est purement musical, l’influence de leurs glorieux ainés se fait trop présente pour être honnête. Tout y passe, de Dark side of the Moon à Wish you Were Here en passant par Echoes, Palefeather revisite certains arpèges connus pour les réintroduire dans sa propre musique. Mais cela serait un peu trop réducteur de se limiter à cette similitude. D’autres sons connus sont également présents et apportent un peu de variation au mélange. Dans le très long (plus de dix-huit minutes) Megaloceros Giganteus, la seconde partie du titre fait penser au Mike Oldfield de Incantation. Ces mélodies rendent le titre plus progressif et plus musical, et permettent de générer d’autres émotions. Le mélancolique The Trumpeter est soutenu par des claviers hors d’âge qui remplacent avantageusement la trompette et les violons. Si l’on ajoute une batterie non pas frappée mais calmement balayée, ce titre rend un groove plus soft et jazzy. Le volumineux Rombol, lui, est plus proche du travail fait par Ennio Morricone dans les musiques de films policiers des années 70-80 avec Belmondo ou Delon. On verrait presque un chien courir libre dans une pub pour des croquettes. La guitare de Björn y est ultra présente et délivre des riffs aussi planants qu’aigus. Finalement, le son se fait plus western rock dans le final Palefeather Wind, tout en restant très "Pink Floydien". Heureusement, les quelques ruptures rythmiques apportent un petit plus nécessaire à un morceau long de près de quatorze minutes. Encore une fois, Palefeather, avec leur album éponyme, ne réinvente pas grand-chose, mais délivre un premier opus facile d’accès et très bien produit. A vrai dire, je suis curieux de voir comment le combo évoluera et si une fois cette allégeance faite à Pink Floyd passée, le groupe osera plus pour fournir un second album meilleur car plus imaginatif. A suivre donc. Tracklist de Palefeather : 01. Megaloceros Giganteus Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum ! | |||||||||||||||||