Pathogen

Artiste/Groupe

Pathogen

CD

Miscreants Of Bloodlusting Aberrations

Date de sortie

Mars 2013

Label

Dunkelheit Produktionen

Style

Thrash Death Metal

Chroniqueur

Orion

Note Orion

12/20

Site Officiel Artiste

Autre Site Artiste

C H R O N I Q U E

Pathogen… Hmmm, le nom de groupe agréable en bouche ! Ca annonce déjà plein de promesses sur le côté bestial de la chose. En plus, visez-moi cet artwork ! Une pochette qui vous met peut-être sur la voie musicale du combo. Thrash Metal ? Death Metal ? En tout cas, vous vous dites que ça va être bien cru. Banco ! On dit que l’habit ne fait pas le moine mais parfois, si.

Alors, quid de Pathogen ? Déjà, première chose très originale : le groupe nous arrive des Philippines. Des groupes philippins, ça ne court pas les rues, avouez. En revanche, ce sera la seule chose originale. Parce que pour la musique, pardon... Là, c'est le bond en arrière de vingt-huit ans. Et ils ne font pas semblant, on se croirait revenu aux débuts du Thrash extrême ou du Death, quand tout ce qui comptait était de jouer à fond les ballons, sans aucune finesse. C’est bien simple, on a l’impression d’écouter les premiers albums de Kreator ou Possessed. Tout ceci est très underground dans l’esprit donc, d’autant qu’on apprend que le groupe, formé en 2001, a sorti des tonnes de démos durant tout ce temps et qu'il ne sort ici que son premier album. L’underground, ils connaissent et ils s’y complaisent.
Côté production, même constat : elle est restée bloquée vingt-huit ans en arrière ! Crasseuse, étouffée, ça grésille… On est tellement dans l’esprit des premiers albums de Thrash/Death parus en Europe ou aux States que c’est à se demander si aux Philippines, ils n’ont pas reçu les premiers albums de Kreator et Possessed l'année dernière seulement. Du coup, ça expliquerait bien des choses.
Plus sérieusement, pour ceux qui ne connaîtraient pas les groupes susnommés, dans Pathogen, les guitaristes jouent vite et n’importe comment (enfin, c’est l’impression que ça donne), ça part dans tous les sens, il n’y a pas trop de place pour la subtilité. Le batteur frappe comme un damné sur tout ce qui l’entoure. La basse est inaudible évidemment. Musicalement, on est aux frontières du Thrash bourrin et des premiers albums de Death Metal. Le chanteur vomit les paroles plus qu’il ne les chante. Son style de chant fait pencher l’ensemble vers le Death Metal mais la frontière est ténue.
Comme pour confirmer leur penchant pour le old-Thrash Metal, le groupe reprend le titre Afterlife du combo canadien Sacrifice, tiré d’un album de… 1987. Tout se tient.

Et là, vous vous dites : quel est l’intérêt d’un tel album aujourd’hui ? Aucun. Mais j’ai beau me dire que ce genre de truc ne se fait plus depuis des lustres, que c’est archi dépassé… ça se laisse écouter. C’en est presque incroyable finalement. C’est peut-être la nostalgie qui joue. Maintenant, pour être tout à fait honnête, je ne suis pas sûr que je l’écouterai un nombre important de fois.
Cet album est donc plutôt à conseiller à ceux qui pensent que Endless Pain et Pleasure To Kill sont les meilleurs albums de Kreator et que Seven Churches de Possessed est le meilleur album de tous les temps.

 

Tracklist de Miscreants Of Bloodlusting Aberrations :

01. Atrocity Exhibit
02. Monolith
03. Heretical Wisdom
04. Abyss Of Perpetual Upheaval
05. Ideological Strife
06. Leviathan
07. Afterlife
(Sacrifice cover)
08. Uranium Messiah

 

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