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PATHOSRAY
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C H R O N I Q U EPathosray est un groupe de métal progressif italien, qui, après 2 mini albums demo, sort enfin son premier album éponyme. On trouve au sein de ce combo Marco Sandron au chant, Fabio D'Amore à la basse et aux choeurs, Alessio Velliscig aux guitares, Ivan Moni Bidin aux fûts et Gianpaolo Rinaldi aux claviers. Ce qui frappe aux premières écoutes, c'est la puissance du son et le professionalisme de la production : du grand. Ensuite, les musicos ne sont pas des machos, c'est rien de le dire. On attaque par un petit morceau de piano classique, Free Of Doubt, qui s'enchaine sur une bombe, Faded Crystal, de plus de 8mn qui, à mon avis, reste le meilleur morceau de cet album. La section rythmique est très impressionnante. Une basse qui claque de folie (qui rappelle Steve Harris de Iron Maiden), une double grosse caisse et de gros riffs de gratte. Le tout contrastant avec un joli piano léger en fond (une formule bien connue des groupes de métal prog). Le chanteur entame un peu à la James LaBrie, tout en chuchotements mais rapidement donne de la voix, toujours assez proche de Dream Theater ou Symphony X. Pas mal de choeurs assurent le refrain. Plusieurs petits breaks sympas ponctuent le morceau, vraiment une excellente entrée en matière. On attaque ensuite un style assez différent avec Lines To Follow, très Iron Maiden (superbe basse), mais plus heavy métal que progressif. La voix donne dans la puissance et fait penser à Pretty Maids. Plutôt pas mal. On calme un peu avec Scent Of Snow et son intro de clavier et de tambour de marche militaire. Pas pour longtemps car la grosse basse nous claque à la figure de merveilleuse façon (vraiment coolos ce bassiste), la voix entame, en chuchotement encore (à la Dream Theater). Superbe mélodie de refrain très catchy. A noter aussi un excellent break guitare/clavier et des changements de rythmes à foison. Bien, très bien tout ça. Le morceau suivant, Sorrow Never Dies, calme les débats un petit peu. Sorte de morceau semi-lent, chanté à mi-voix, et avec des choeurs, qui rend plutôt bien. On pourrait penser un peu à du Queensryche. Bon refrain, bon solo de guitare. Le morceau suivant, The Sad Game, est le plus long de l'album (9mn), et après une bonne intro tout en changements de rythme (gros travail du batteur qui alterne l'utilisation de la double grosse caisse à merveille), le morceau ressemble pas mal à du bon Symphony X. Bon effets de voix entre le chanteur et ces choristes, pas mal de changements de rythme, de breaks, vraiment tout y est. In Salicis Umbra est un petit morceau sympa, piano, voix et choeurs, 1mn39 de douceur dans un monde de brute, ça ne va pas vous tuer les mecs ! Pas sans rappeler un Waiting for sleep de vous-savez-qui. On reprend avec un Strange Kind Of Energy, un peu plus épique, un peu en deçà à mon goût. Pas mal quand même, ne vous inquiétez pas, la basse et le chant assurent comme des bestiasses. On finit avec Emerald City, à l'intro un peu zarbi qui est un morceau semi-lent, un peu moins inspiré, je trouve, que le reste de l'album. Une belle voix et quelques bons solos de claviers et de guitare sont quand même à souligner. Au final, un résultat impressionnant pour un premier album. Le groupe démontre un sacré potentiel (richesse des compositions, talent des musiciens, production impeccable - déjà pas mal me direz vous), on demande à voir la suite rapidos. En attendant, les amateurs de Dream Theater, Symphony X et de métal progressif puissant devraient apprécier cette galette à consommer sans modération pendant les fêtes de Noël. | ||||||||||||||