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Plain Ride
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C H R O N I Q U ELe cinquième album très folk rock de Plain Ride sort prochainement chez nos amis Ektro Records. Une nouvelle sortie très en ligne avec le modèle proposé par le label. C’est finlandais, c’est ésotérique, quasi mystique, oscillant entre folk et rock seventies. Pas désagréable somme toute, mais relativement prévisible autant dans sa forme que dans son contenu, son âme profonde. Et même si le groupe essaie de proposer des variations sur les thèmes de base, Skeleton Kites aura beaucoup de peine à retenir mon attention plus longtemps que de temps nécessaire à cette chronique. Vielä kerran… (une fois de plus…) Le quintette finlandais en est à sa cinquième sortie en neuf ans d’existence. Lui qui nous annonçait un nouvel album « sentant moins l’Amérique et son folk » et proposant « une touche d’Afrique de l’ouest » s’est probablement aventuré un peu trop loin dans ses artifices de marketing. Le groove global reste rock folk, avec des consonances, autant vocales que musicales, de Bob Dylan, de Nick Cave et de Neil Young. Loin de moi l’idée de renier ces glorieux anciens, mais il faut reconnaître que Skeleton Kites a des airs de déjà entendu. Surtout lorsque l’on sait que, en tant qu'adeptes des méthodes de Jussi Lehtisalo, le groupe insère tout naturellement dans sa musique ces fameuses tonalités du folklore scandinave, permettant au tout d’obtenir ce style pagan doom infiniment reconnaissable. St Jenny, le titre d’ouverture vous met directement dans l’ambiance. La voix calleuse et éraillée de Janne Westerlund, le rythme d’une lenteur redoutable ; tout y est et permet d’enchaîner avec Lt Greely en suivant les mêmes recettes. C’est lent, presque malsain. Les enlevées plus lyriques de la seconde partie de la chanson n’y changent rien. On plonge plus profond dans le folklore avec Suuri Vesi. Le rythme se fait plus rapide, mais plus entêtant et répétitif aussi. Yesterdays Fire apporte les premières guitares électriques. Une variation bienvenue, même si elle semble un peu hors d’âge. Une sorte de jam session entre Dylan et Cave, agrémentée de quelques riffs metal. Skeleton Kites nous ramène au folk et au mysticisme. Le titre de neuf minutes prend de l’ampleur progressivement comme une prière que le bon peuple reprend en cœur. Mais tout cela est trop long. Empress est un doux mélange entre St Jenny et Yesterdays Fire. Le titre n’est pas désagréable, même s'il est également un peu long. L’album se clôt avec The Siège, un titre plus pop planant que folk. C’est pas mal, mais la voix de Janne Westerlund ne colle pas à l’atmosphère. Rien d’exceptionnel donc, même si Skeleton Kites s’écoute très bien et très facilement. Moi, il va falloir que je prenne une pause avec les prods d’Ektro, car à force, leurs similitudes finissent par me lasser. Ce qui est certainement plus dommageable pour les artistes que pour mes oreilles. Tracklist de Skeleton Rites 01. St Genny Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum ! | |||||||||||||||||