Pride of Lions

Artiste/Groupe

Pride of Lions

CD

Immortal

Date de sortie

Septembre 2012

Label

Frontiers Records

Style

Hard FM

Chroniqueur

christian

Note christian

8/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

"Pride of Lions est ma propre vision des éléments les plus marquants du rock mélodique des eighties".

Voilà ce qu'affirmait récemment Jim Peterik au sujet de sa collaboration avec Toby Hitchcock : le moins que l'on puisse dire est qu'il doit avoir une bien piêtre image du rock FM des années 80 tant ce quatrième album de Pride of Lions n'est pas une réussite ! 

Certes, ce registre musical ne brille ni par sa violence, ni par son originalité mais alors là, c'est le pompon !

Avant de dérouler la liste des griefs, présentons peut-être les protagonistes : en 2011, La voix (Toby) sortait un album solo (Mercury's Down) salué par la critique mais au sujet duquel il faut préciser qu'Erik Märtensson (Eclipse) assurait composition, orchestration et accompagnement... Jim, qui assure ici ce rôle de "faire valoir", possède un CV éloquent : tête pensante de Survivor à l'époque des BO de Rocky, membre temporaire de groupes prestigieux tels Lynyrd Skynyrd, Cheap Trick ou The Beach Boys ! Multi-instrumentiste, il tient ici la guitare pendant qu'une pléïade de musiciens accompagne : Bob Lizik ou Klem Hayes à la basse, Mike Aquino à la seconde guitare et Kelly Keagy ou Ed Breckenfeld à la batterie...

Bref, ni les qualités intrinsèques (Hitchcock comme Peterik sont reconnus pour leurs talents respectifs dans le monde de l'AOR), ni l'expérience, ni le soin apporté à la réalisation (la production s'avère excellente), ni la bonne volonté (le clip de Delusional en constitue une preuve formelle) ne sont en cause et pourtant... ça ne fonctionne pas du tout !

Tous les écueils du mauvais Hard FM se trouvent ici cumulés : ça ne décolle jamais d'une bouillie mille fois entendue qui pourrait tourner en boucle dans votre hypermarché habituel sans que vous n'en soyiez perturbés pour choisir le panier idéal de la ménagère qui vous attend, impatiente, à la maison...

Les chroniques qui se sont succédées pour dépeindre le style de Pride of Lions ont beaucoup évoqué Foreigner ou Bon Jovi mais de grâce, nous sommes désormais en 2012, non ? Et ces morceaux à l'eau de rose (même les textes carburent aux bons sentiments d'une niaiserie déconcertante...) sentent le rance... ou la cocotte !

C'en est affligeant ! Et si la motivation du combo est de délivrer un message chrétien (c'est en effet ce que semblent prôner la plupart des textes), ce n'est pas incompatible avec du rock de qualité (Neal Morse constitue à cet égard un bel exemple abouti de projet musical à portée humaniste...) !

Sur onze morceaux, je n'en sauverais qu'un (c'est dire !) : Vital Signs est le seul qui soit "habité" par une mélodie séduisante et soutenu par une guitare digne des standards de l'AOR des 80's, le seul qui mérite effectivement d'être retenu comme "élément marquant du rock mélodique des eighties" au sens entendu par Jim Peterik...  

 

Traklist de Immortal :

01. Immortal
02. Delusional
03. Tie Down The Wind
04. Shine On
04. Shine On
05. Everything That Money Can't Buy
06. Coin Of The Realm
07. Sending My Love
08. Vital Signs
09. If It Doesn't Kill Me
10. Are You The Same Girl
11. Ask Me Yesterday

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