|
|||||||||||||||||
PRONG
|
C H R O N I Q U E (Damien)Youhou le retour de la bande à Tommy Victor ! Oui, vous qui êtes tous jeunes, fans de Tokio Hotel ou dans le meilleur des cas du metalcore à mèche, la fin des années 80 et le milieu des années 90 ont été marqués par les albums sporadiques du groupe, avec le vieillissant Beg To Differ en 1989, le culte Cleansing en 1994, le rudemment bon Rude Awakening en 1996, et le dernier Scorpio Rising en 2003. Première constatation, le son & encore évolué : la prod met en avant beaucoup de guitare, pas mal de chant et un poil de batterie. L'ambiance est 100 % Prong, ce disque est un pur disque de Thrash Indus made in Tommy Victor, coriace, teigneux, et gras. L'effet sonore est un peu étrange, inhabituel pour ce que l'on attendait de Prong. Il vous attrape et ne vous lâche plus, mais on hésite à le qualifier d'agréable : un temps d'accommodation assez long sera nécessaire pour s'habituer à un tel son. Mais la récompense en vaut l'effort, pouvoir se délecter du nouveau Prong, le nouveau Prong qui sonne toujours metal Thrash Indus des 90's. Qui sonne Prong quoi. Alors pour Tommy qui a eu le mérite de gérer le groupe à sa manière depuis bientôt 20 ans (!), réservez un accueil conséquent pour Power Of The Damager début octobre. Ils le méritent.
C H R O N I Q U E (Axel)Ah, Prong... Ca m'en rappelle, des souvenirs ! Déjà, le clip de Rude Awakening qui passait en boucle dans Rock Express, du temps ou M6 n'avait pas peur de passer de la vraie musique (et je ne parle pas que pour le metal...). Bon, tout ça remonte à assez loin quand même. Les dernières nouvelles du groupe remontaient à Scorpio Rising (2003), album raté s'il en est, mais qui au moins annonçait la couleur : exit les influences indus, retour à un metal "classique". Et alors, me direz-vous, si le précédent était si peu engageant, qu'allons-nous pouvoir tirer du nouvel opus ? Rassurez-vous, Power Of The Damager est vraiment à la hauteur. Et finalement le retour aux sources est, cette fois, réussi. Prong signe ainsi le grand retour des sons de gratte bien froids, mais également des mélodies bien élaborées et des compos bien structurées. Nous voici donc face à un mix de heavy, de trash et d'alternatif bien typé. Difficile de conseiller un titre plus qu'un autre : s'ils sont tous biens différents et facilement reconnaissables, ils s'enchainent avec bonheur, sans fausse note. Mais penchons un peu plus sur les morceaux. Le moins que l'on puisse dire, c'est que tout ça ne manque pas d'énergie. Le rythme est tout le temps appuyé, sans jamais faire dans le speed pour autant. Les parties guitares alternent les rythmiques incisives et les plans mélodiques, la voix de Tommy Victor venant couronner le tout avec brio. Car niveau chant, le père Tommy nous fait une belle démonstration de son expérience accumulée avec les années, enchainant sans aucune difficulté différentes tonalités, gueulant par ci, chantant avec justesse par là, et régulièrement avec des phrasés presque aussi froids que sa gratte. Ajoutez à cela une production de qualité, avec juste ce qu'il faut de compression sur les instruments pour nous faire ressentir une énergie qui ne demande qu'à exploser. Ca envoie, sérieux ! Bref, cet album est du tout bon. Et à une époque ou fleurissent les groupes de metalcore, Prong revient pour calmer les p'tits jeunes : y'en a qui faisait ça y à bien longtemps ! Cet album est un concentré de metal, à consommer sans modération (je conseille bien le matin au lever). Alors, pourquoi se priver ? A écouter d'urgence. | ||||||||||||||||