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Pulvis et Umbra
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C H R O N I Q U E
Que pouvions nous attendre d’un groupe officiellement créé en 2001 et qui n’avait à ce jour, c’est à dire après onze ans d’existence, sorti que deux EP expérimentaux en 2006 et 2007 ( Qui Valet Hic Mundus, Quid Gloria, Quidve Triumphus Post Miserum Fonus... et Pure Longobard Noize ) ? Moi j’espérais un album travaillé, ayant puisé dans plus de dix ans d’imagination des ressources insoupçonnées et des variations novatrices permettant à un album deathcore de briller au firmament des bonnes surprises. Las, ce premier album des Italiens de Pulvis et Umbras n’est malheureusement pas à cataloguer dans cette catégorie. Je suis sûr que nos quatre amis, Vincenzo (basse), Cello (batterie), Damiano Premoli (guitare) et Stefano (voix) y ont mis tout leur cœur, mais comme souvent, cela ne suffit pas, il faut aussi y mettre un peu d’esprit, un peu d’âme. Ombre et poussière Bon avant tout et comme cette chronique ne sera guère à l’avantage du groupe, commençons par les quelques points positifs. L’album est court (moins de trente-six minutes) et donc n’endommagera pas trop le matériel HiFi et les oreilles des téméraires intéressés par une première écoute. Ensuite, Pulvis et Umbras a tenté d’introduire quelques aspects mélodiques permettant à trois titres ( Wrath and Sorrow , Portrait of Myself et Hope in a Better Afterlife ) de tenter d’élever vaguement le débat. Mais là ou le groupe allemand récemment chroniqué ( Thormesis ) démontrait de réels talents musicaux, nos amis italiens ne prouvent rien, si ce n’est qu’il ne suffit pas d’assembler des pièces détachées pour faire un album cohérent. Premièrement, il faut avoir de l’imagination et oser faire des trucs. Pour Pulvis et Umbra "oser faire des trucs" se résume à faire du hardcore simpliste comme sur les morceaux Lying to Yourself et Reaching the End . Deuxièmement il faut que le groupe démontre une certaine harmonie permettant aux musiciens de mettre en valeur leurs qualités respectives. Ici encore, c’est un échec, comme par exemple avec Wrath and Sorrow , morceau dans lequel on a l’impression que chacun tire à la corde de son côté ne faisant absolument pas avancer la cohérence de l’ensemble. Ensuite, le public aime bien se raccrocher à un gimmick ou à des paroles chocs. Là aussi, rien à faire, impossible de comprendre un simple mot (à part un limpide "suffer with me") dans l’élocution supra-gutturale de Stephano. Finalement, on peut espérer une production de qualité permettant d’arrondir les angles. Malheureusement, dans notre cas, celle-ci manque cruellement de qualité donnant l’impression sur certains titres d’avoir une voix collée sur un fond musical enregistré quelques années auparavant ( Portrait of Myself, Reaching the End ou Architects of War ). Bref tout ceci est très moyen. Ce premier opus de Pulvis et Umbra ne mérite pas d'attention spéciale et devrait bientôt être mis aux oubliettes. Comme quoi, Quia pulvis es et in pulverem reverteris (tu es poussière, et tu redeviendras poussière).
Tracklist de Reaching the End :
01. Lying to Yourself
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