Frais, léger, entraînant. Voilà qui qualifie à merveille la musique de
Radical Kitten.
Groupe de Toulouse composé de Marin à la basse, chant et paroles,
Iso à la guitare et au chant et Lambert à la batterie.
A noter que le groupe a subi un changement de line-up récent puisqu’en 2022
c’était Marion qui était à la batterie.
Après une première démo sorti en 2019, puis un premier album en 2020,
Uppercat est donc le deuxième album du groupe.
Rétro punk, voilà qui colle bien au style du groupe. Post punk aussi, mais il y a aussi
un son très 90’s qui confère une identité intéressante à cet
album. On y trouve parfois une ressemblance avec Deerhoof, mais c’est surtout la
faculté du trio à sortir des sentiers battus qui nous interpelle.
Ainsi, on passe d’un morceau post punk comme Never On Time, à un morceau beaucoup
plus frontal et noise rock comme Mousse Trap, avant d’écouter le tube de cet
album, Uppercat démarre calmement mais déjà avec un rythme entêtant,
puis vient le refrain ultra efficace qui met bien en évidence le timbre de voix particulier de
Marin. Un morceau où la guitare et la basse sont omniprésentes à
armes égales. Un pur régal. Autre point fort du groupe, sa capacité à
déstructurer ses morceaux dans la plus pure tradition math rock. On retrouve notamment cela sur
Fake As Fuck qui part dans tous les sens. L’influence Deerhoof dont je
parlais plus haut est frappante sur le dernier titre Worst Friend, les guitares aigües, la
voix aux tonalités asiatiques, le rythme léger et punk rock.
Parlons également du visuel, la pochette vinyle haute en couleur, la couleur fluorescente pour
la typographie du nom du groupe, les animaux au centre font penser à une peinture. Une belle
pochette qui correspond bien au groupe et à cet album.
Uniquement sept titres, vingt minutes au compteur, pas de fioritures, on va à
l’essentiel. Et l’essentiel c’est de faire les choses bien, avec
sincérité, si possible originalité, et Radical Kitten coche toutes
ces cases. Un album agréable à écouter.