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R A G E A R T
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C H R O N I Q U EVoici un maxi 9 titres d'un groupe français bien intéressant, j'ai nommé le groupe Rageart. Rageart est un groupe de Montpellier né en 2002 qui officie dans un style à mi-chemin entre le rock, le métal et la musique électronique. Après avoir sorti 2 démos "Prélude" et "Cocoon", voilà le nouveau 9 titres intitulé "Virtual" mixé par Benoit Pouzoul et masterisé par Thierry Vitale au studio Montmirail à Paris. Il s'agit d'une autoproduction disponible sur le site web du groupe. Après une courte intro, c'est donc "Virtual" qui ouvre le bal. C'est la qualité de la production qui frappe immédiatement, enfin une production à la hauteur. Ca sonne ! les grosses rythmiques de gratte sortent bien. Au niveau du contenu de ce premier morceau, on y trouve des passages faisant penser à un Paradise Lost mélancolique, de grosses rythmiques de guitares bien heavy, une voix alternant mélancolie et distortion écorchée. Rien à dire, c'est efficace, on ne s'ennuie pas, l'accroche est plutôt facile. Le côté électronique du groupe apparait sur "Paradise" aux grosses rythmiques à la fois heavy et électros. Il s'agit clairement du meilleur morceau de l'album, le refrain chanté moitié à son clair moitié à son distordu est percutant et martèle nos esprits. L'alternance d'ambiances heavy/électro et mélancoliques se prolonge. Et cette fois c'est un aspect limite "indus" du groupe qui fait son apparition suite à des bruitages déjantés. Le rythme chute d'un coup sur "Another Way", qui, sur sa première partie uniquement mélancolique et presque atmosphérique a tendance un peu à endormir l'auditoire. Il faut attendre 3 minutes pour qu'enfin les disortions pètent. Quoiqu'il arrive, un morceau fortement dispensable. Heureusement l'efficacité est de retour sur "My World" qui alterne mélancolie et passages ultra-heavy rappelant presque les bons vieux Sepultura et la voix de Slipknot. La complexité de tels morceaux rend toutefois l'accroche difficile. Surtout les accords qui ont peut trop tendance à tourner en rond sur la 2ème partie du morceau. La nouvelle version de "Cocoon" vire carrément dans l'indus. Toujours à la croisée d'un Watcha et d'un vieux Sepultura. "People" relève d'un coup le niveau d'accessibilité. Basé essentiellement sur une ballade mélancolique, les refrains à la fois plannants et très heavy accrochent. La fin à la bossa-nova démontre l'ouverture du groupe à explorer tous les styles. C'est "Fever" qui conclue l'album. Et là je dois dire que j'ai du mal à saisir la finalité d'un morceau annoncé de + de 16 minutes, qui pendant les 3 premières minutes n'est qu'une répétition en boule de 3 pauvres notes de basse. Puis plus rien ... grand vide jusqu'à la 11ème minute où là l'album se finit pas un peu de pop puis des bruits bizarres. Désolé, je n'ai pas compris, il faudra m'expliquer. Pour conclure, Rageart, groupe français aux tendances métals atmosphériques et mélancoliques, indus, électroniques et parfois très heavy, livre ici une galette acceptable. Le groupe a eu le mérite d'enregistrer une production digne de ce nom et on le remercie. Concernant le contenu, on retiendra essentiellement 3-4 morceaux vraiment accrocheurs, le reste étant soit un peu longuet soit difficile à digérer par l'auditoire. | ||||||||||||||