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RAZOR BALL
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C H R O N I Q U EIl arrive parfois qu'à force de produire des tonnes de groupes, certains producteurs se mettent en tête d'enregistrer un disque regroupant leurs propres compositions pensant certainement qu'avec la notoriété de leurs noms, ils pourront connaître le même succès que celui rencontré derrière la console mais la plupart du temps, ces disques tombent aux oubliettes. Pour exemple, qui se souvient des essais de Bob Rock et de son groupe (dont j'ai oublié le nom) dans les années 90 ? Pas grand monde ! Et bien, je pense qu'il en sera de même pour ce Razor Ball. Mené de front par Greg Hampton (producteur de Ron Wood, Glenn Hughes et bien d'autres) aux guitares, le bonhomme a fait appelle à Reeves Gabrels (guitariste et producteur de David Bowie), Rod Jackson (chanteur du Slash's Snakepit) et Stefan Svensson (batterie) pour l'accompagner dans son projet. Alors, que peut-on tirer de cet album ? Quelques bons morceaux comme "Sure won't hurt you" ou "Danger" mais malheureusement pas grand chose de plus. Tout l'album est suite de titres déjà entendu maintes et maintes fois. On a l'impression d'entendre un Talisman de troisième zone malgré la voix puissante de Jackson. Il n'y a rien qui sorte vraiment de ce disque. Les musiciens sont bons, même très bons, mais la mayonnaise ne prend pas. C'est comme ça. On a beau écouter l'album plusieurs fois... toujours rien. Ou alors peut être qu'après trop de productions, Hampton s'est retrouvé influencé par ceux qu'il a produit ou quelque chose comme ça, bref, toujours en est-il que ce Razor Ball ne fera pas de vieux os chez les disquaires, ni sur vos platines et que d'ici quelques mois (semaines ?), plus personne ne se souviendra de cette chronique, ni même du groupe en question... c'était qui au fait ? | ||||||||||||||