|
||||||||||||||||||
Reo Speedwagon
|
C H R O N I Q U EUne fois de plus, le coeur a parlé lorsque j'ai choisi de chroniquer ce live d'un groupe que peu de français connaissent... Reo Speedwagon (quel drôle de nom !) est né au début des années soixante-dix : voilà une des raisons pour lesquelles nombre d'entre vous qui lisez ces lignes n'en a jamais entendu parler (il faut dire que ces derniers temps, Kevin Cronin et ses acolytes s'étaient un peu... assoupis !). L'autre raison tient au fait étrange que le succès planétaire du combo (quarante millions d'albums vendus quand même !) n'ait jamais franchi nos frontières ! Comme j'ai eu la chance à l'époque de tomber par hasard sur un rare vinyl import que leur distributeur proposait dans les bacs hexagonaux (qui plus est au fin fond de la province...), je ne vais pas manquer ici l'occasion de vanter les mérites de ces Ricains pas si décatis quarante ans plus tard ! Ils reviennent de plus au devant de la scène pour la bonne cause puisqu'ils se sont produits tout récemment pour aider les victimes du Marathon de Boston... Là, il s'agit d'un set plus ancien puisqu'enregistré en 2010 et le moins que l'on puisse en dire est qu'il fleure bon le rock... sympa ! Les protagonistes au premier rang desquels je soulignerais la perf du chanteur, démontrent un insoupçonnable savoir-faire à croire que les ans n'ont eu aucun impact sur leur pêche respective ! Evidemment, je suis de parti pris puisque j'ai eu énormément de plaisir à réentendre des morceaux d'anthologie enfouis dans ma mémoire : ré-orchestrés pour l'occasion et accompagnés de la ferveur populaire du Moondance... Mais je crois pouvoir promettre au novice qui découvrirait Reo Speedwagon avec ce live des minutes grandioses : du plaisir brut né de mélodies envoûtantes (In Your Letter, Take It On The Run ou Ridin' The Storm Out) reprises à tue tête par un public survolté, de soli émouvants (de la guitare slide de Dave Amato sur Keep Pushin' ou 157 Riverside Avenue, de la basse de Bruce Hall sur On The Road Again...) et surtout, car c'est un peu leur marque de fabrique, de l'harmonie parfaite créée par les nappes de claviers de Neal Doughty et la voix chaude de Kevin Cronin ! Un bien beau cadeau de Noël pour les nostalgiques des seventies mais pas que...
Tracklist de Liva At Moondance Jam : 01. Don't Let Him Go Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum ! | |||||||||||||||||