C H R O N I Q U E
Il n'existe que peu de raisons pour que cette chronique soit publiée sur un site dédié au metal. A vrai dire, il n'y en a qu'une : Al Jourgensen. Le vétéran a bel et bien enterré son groupe principal, Ministry et les fans prendront de ses nouvelles avec cet album. Les Revoltings Cocks, side-project « récréatif » aura donc survécu au légendaire groupe de metal industriel, et pond un nouvel LP moins de deux ans après « Sex-O Olympic-O ».
Le souci principal pour le métalleux qui tentera d'écouter cette musique est le son en lui-même. Les Teubs Dégoûtantes donnent dans l'electro. On ne peut donc pas s'étonner que les guitares, basses et autres percus sonnent si synthétiques. Mais à ce point là, ça fait peur. Du coup les riffs qui nous feraient headbanguer gentiment s'ils avaient été produits autrement tombent à plat, comme sur « Fuck Money ». Le manque d'inspiration se fait aussi sentir sur presque tous les titres et le nombre d'écoutes ne changera pas notre jugement : pas terrible, déjà entendu, pas surprenant...
Un petit mot sur les paroles. Si avec Ministry, celles-ci étaient très engagées, attaquant essentiellement la famille Bouche (George dans les nineties et son fils prodigue plus récemment), avec Rev Co point de messages politiques, la recette est « DU Q DU Q DU Q ». Jetez un oeil sur la tracklist et vous aurez compris. Peut être le propos est il ironique, et tendrait donc à dénoncer ce monde machiste basé sur la prostitution et la bêtise...
Mais évitons de trop penser car cela fait mal à la tête. Le but avec ce skeud n'est ni de révolutionner la musique, ni de prendre position pour quoi que ce soit si ce n'est pour la fête et les femmes à poil. Alors restons optimistes, et retenons le pas si mauvais « Trojan Horse » et le « prodigyesque » « Dykes ». Have foune !
Tracklist :
- "Trojan Horse"
- "Filthy Senoritas"
- "Dykes"
- "Juice"
- "Piss Army"
- "Fuck Money"
- "Bitch Addictive"
- "Air Traffic Control"
- "Poke-A-Hot-Ass"
- "Me so horny"
- "Me so horny (remix)"
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