|
|||||||||||||||
R I C H A R D A N D E R S S O N ' S
| |||||||||||||||
Artiste/Groupe |
|
Album |
Tears Of The Sun |
Date de sortie |
21/11/2006 |
Style |
Metal mélodique et symphonique |
Chroniqueur |
Yann G |
Note |
11/20 |
Site Officiel |
Et de trois ! Voici "Tears Of The Sun", le troisième volet de l'aventure "Space Odyssey" montée par le claviériste virtuose suédois Richard Andersson. Après un monstrueux "Embrace The Galaxy" sorti en 2003 officiant dans un speed mélodique à la Majestic/Malmsteen et un "Astral Episode" toujours dans un même registre en un peu plus difficile d'accès, il était de notre droit d'espérer une fin de trilogie à la hauteur.
Et bien le verdict est des plus mitigés. Richard Andersson nous offre ici un "bon" album de hard mélodique mais au niveau originalité on est proche du niveau de la mer. Et là où le premier volet "Embrace The Galaxy" brillait par ses nombreuses envolées instrumentales guitaristiques et claviers, "Tears Of The Sun" ne se rattrape même pas par des démonstrations virtuoses qui pourraient nous épater. Non, c'est un album à la croisée d'un hard mélodique et d'un hard symphonique des plus classiques.
Au niveau production, rien à dire, on se rend vite compte dès les premières notes de "The Bohemian Werewolf" que le mix est à la hauteur. Tous les musiciens ont un excellent niveau, le timbre vocal de David Fremberg est parfaitement adapté à ce hard mélodique un brin démodé. "The Bohemian Werewolf" et "Obsession" sont des morceaux sympathiques bien faciles d'accès mais bien peu de magie ne s'en dégage.
L'influence d'Yngwie Malmsteen apparaît de façon indéniable sur "Miracles In Daylight". Un morceau aux phrasés hard/blues purement Malmsteen. C'est à se demander si ce morceau n'a pas été pompé sur le "Bad Blood" du virtuose suédois. Quoiqu'il en soit, c'est très bien joué mais entendu mille fois !
"Killing The Myth" est d'excellente facture, à la fois sombre et heavy, avec pourtant un refrain typé hard mélodique/progressif à la Threshold. Une fois de plus, efficace mais rien de bien nouveau.
Il faut attendre "Dark Wings Of Universe" afin de bénéficier enfin de démonstrations solos de nos virtuoses guitaristes et claviers. Le morceau en lui-même est presque cliché dans un hard mélo-symphonique mais les duels guitare/clavier valent vraiment le détour. On croirait entendre un Jordan Rudess combattre le père Malmsteen.
"Tears Of The Sun" du même nom que l'album affiche des influences progressives/symphoniques à la Symphony X ou Adagio de par ses gros riffs de gratte doublés aux claviers.
Après la pseudo-ballade mélodique "The Northern Silence" sur lequel le chanteur David Fremberg excelle, c'est "Bloodspill" qui conclue l'album. Malgré la banalité du morceau, les solis claviers/guitare malheureusement trop peu présents sur cet album relèvent toutefois un peu le niveau.
Pour conclure, ce troisième volet du Richard Andersson's Space Odyssey est plutôt déroutant car il n'est original en rien.
Non seulement, il dévie de sa trajectoire speed-malmsteenienne qu'il avait pris sur les premiers volets mais surtout il se complait dans un hard mi-mélodique, mi-symphonique mille fois entendu et flirtant parfois avec le FM.
Album sitôt écouté, sitôt apprécié, sitôt oublié.