Royal Jester

Artiste/Groupe

Royal Jester

CD

Night Is Young

Date de sortie

Avril 2010

Style

Power Metal Mélodique

Chroniqueur

Ostianne

Note Ostianne

12/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

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C H R O N I Q U E

Scarlet Records a déniché un groupe Suédois, Royal Jester et leur permet de sortir leur premier album, Night Is Young. La pochette a été réalisée par J.P Fournier, qui s'est aussi occupé de celles d'Avantasia, Dragonforce ou récemment celle de Neverland. Quant à la production et au mixage, on retrouve deux membres de Scar Symetry, et cela permet à Royal Jester d'avoir un son appréciable pour un premier album. Mais le reste, que donne-t-il ?

Les hostilités commencent avec le titre éponyme. Le groupe fait tout pour impressionner l'auditeur dès le début. Une batterie qui martèle, des guitares qui vont vite, une basse que l'on entend. Attention, ça ne rigole pas. Par contre, vocalement, ce n'est pas top, Mattias Lindberg a une voix assez nasale, un peu trop criarde, manquant de maturité et c'est sûrement le gros point faible de l'album. Ce n'est pas qu'on a l'impression d'être face à un pré-pubère, mais presque ou face à certains chanteurs de punk Californien. Il faut le dire, si ce n'est pas désagréable tout le long de l'album, cela peut gêner l'écoute. Le titre Wings of Tomorrow en est un bon exemple : certaines de ses notes lorsqu'il monte sont vraiment désagréables à l'oreille, alors que son chant sur le refrain est tout à fait appréciable, tout comme sur la chanson suivante. Une différence un peu étrange, mais qui peut permettre à l'auditeur de se rendre compte que Mattias peut aussi faire de belles choses.

La musique elle, sans être révolutionnaire, et manquant de maturité aussi, plaira sûrement aux aficionados de power mélodique nordique, et des personnes sensibles à la musique d'Edguy pourront peut-être accrocher à celle de Royal Jester, tout comme les fans de Reinxeed. Nous sommes face à des riffs accrocheurs ; des parties de batterie plus ou moins rapide, avec un dosage bien trouvé entre les différents toms, les cymbales, et la grosse caisse ; des solos sans être extraordinaires de virtuosité mais qui se laissent écouter sans grand mal ; les claviers n'en font pas trop, mais peut-être pas assez non plus (le petit "solo" sur The King Has Fallen est le bienvenu par exemple), étant parfois étouffés par le reste des instruments ; des morceaux relativement longs (entre quatre et cinq minutes trente pour la plupart) mais sans pour autant que les Suédois ne se perdent dans des passages musicaux ajoutés seulement pour combler un vide.  Sans qu'il n'y ait véritablement un titre qui sorte du lot, on passe un bon moment à l'écoute de Night Is Young, appréciant les efforts faits par le groupe pour nous livrer un metal entrainant et assez joyeux comme sur Royal Jester. Par contre, à la fin de l'album, même si le rendu est assez sympathique, il faut reconnaitre qu'on est content qu'il n'y ait que dix morceaux à cause de ce manque de maturité et de cette voix si particulière, parfois agaçante.

Royal Jester commence relativement bien sa carrière, s'étant bien entouré et ayant trouvé de bonnes idées. Bien sûr, il n'y a rien de révolutionnaire, et leur manque de maturité est criant, mais ça peut faire quand même du bien par où ça passe, si l'on fait abstraction de la voix ! Un groupe à qui l'on peut donner sa chance malgré ses défauts, et qui vous apportera peut-être un peu de fraicheur.