Rustfield

Artiste/Groupe

Rustfield

CD

Kingdom of Rust

Date de sortie

Décembre 2013

Label

Massacre Records

Style

Metal Progressif

Chroniqueur

dominique

Note dominique

16/20

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C H R O N I Q U E

Je suis satisfait. Si cette année avait été riche en bon disque, elle manquait cruellement d’une découverte, d’un groupe sortant un premier album intéressant et prometteur. Ce manque est maintenant comblé avec le Kingdom of Rust de Rustfield. Si le premier album des Italiens ne fourmille pas d’innovation, il contient en son cœur une foultitude de bonnes choses et de promesses qui me feront suivre ce quartet de metal progressif d’un œil attentif.

Melting pot ou diamant brut ?

L’album s’ouvre sur le très intéressant Among the Fields of Rust, titre qui se nourrit aussi bien d’un heavy metal puissant par ses guitares et par la voix de Andrea Rampa, que d’une rythmique progressive joliment soutenue par Alessandro Spagnuolo à la basse et Salvo Amato aux percussions. Après quatre minutes trente intenses, le titre devient plus aérien et s’inspire du metal progressif scandinave. On enchaîne immédiatement avec Waxhopes, et on garde la recette du premier titre, mais on l’inverse. Ici la douceur initiale est suivie d’une seconde partie très heavy dans laquelle les influences de Iron Maiden sont teintées de sons psychédéliques. Losing Time est fortement influencé par le metal progressif nordique. Le titre est délicieusement arythmique et le travail de l’invité Max Gordiani à la batterie est remarquable. Love Moan est un titre acoustique qui lui aussi me fait penser à certaines chansons très intimistes de Pain of Salvation. Andrea Rampa au piano, Luca Spagnuolo à la guitare sèche et Alessandro Spagnuolo à la contrebasse ne laissant que brièvement la place à la guitare électrique et ultra mélodique de Davide Ronfetto.

Après cette entrée en matière intéressante, le disque continue sur un triptyque variant entre metal et musique de film. Burning the Air est infusé à la musique électronique et sert d’ouverture pour Sacrifice, ou les variations vocales de Rampa font merveille. Mélodique et équilibré ce second titre fait le passage vers Social Contract, le troisième titre plus electro et torturé de ce trio musical. Ce titre conclut parfaitement l’histoire en y mettant du tonus et en ajoutant subtilement des guitares vengeresses à la base electro. The Secret Garden est le point faible de l’album. Le titre est trop vaporeux et peine à décoller. Heureusement Run With Me remet le groupe dans la bonne direction. Même si ce n’est pas un de mes morceaux favoris, il apporte une nouvelle corde à l’arc de Rustfield, en les amenant à la frontière entre heavy et power metal. Out of the Blue est 100% instrumental et assume bien sa mixité entre une rythmique progressive, des sons psychédéliques et des guitares aussi metal que mélodiques. Bien que fonctionnant en groupe, chaque instrument trouve sa place et apporte sa propre contribution au titre. C’est un morceau dans la veine du récent Monkey3, donc très intéressant. L’album se conclut sur High Waters, un titre de plus de onze minutes ou l’on ressent les influences de Vangelis et de Pink Floyd. Mais sans conteste, le meilleur se trouve dans la deuxième partie ou le groupe assume pleinement ses valeurs heavy et psychédélique. 

Au final c’est un bon premier album qui a l’avantage de pouvoir toucher un large public par ses influences et par les nombreux styles utilisés. Alors on peut trouver que cet album est un melting pot, moi je considère plutôt Rustfield comme un diamant brut qui doit encore être poli pour donner toute sa valeur. 

 

Tracklist de Kingdom of Rust :

01. Among the Fields of Rust
02. Waxhopes
03. Losing Time
04. Love Moan
05. Burning the Air
06. Sacrifice
07. Social Contract
08. The Secret Garden
09. Run with Me
10. Out of the Blue
11. High Waters

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