September Code

Artiste/Groupe

September Code

CD

Remembering Mirrors

Date de sortie

Décembre 2012

Label

The Leaders Records

Style

Metal Progressif

Chroniqueur

dominique

Note dominique

15/20

Site Officiel Artiste

Autre Site Artiste

C H R O N I Q U E

Lorsque l’on souffre d’une crise nationale aiguë comme en Grèce actuellement, il est toujours positif de pouvoir se raccrocher à quelques espoirs de jours meilleurs. Ce Remembering Mirrors des September Code peut être considéré comme une petite planche de salut pour nos amis metalleux grecs. Certes l’album n’est pas exempt d’imperfections, mais l’ensemble reste de qualité tant au niveau de la production qu’au niveau musical. En effet, September Code nous propose un second opus varié, oscillant entre rock et metal progressif qui, si l’on excepte quelques morceaux inutiles et donc à oublier, démontre une belle maitrise des instruments et de réelles qualités mélodiques.

Quelques titres en trop :

Après un premier album sorti en 2006 (2 Smiles Ago), September Code a donc décidé de remettre l’ouvrage sur le métier en 2011. Le résultat est plutôt convaincant. Comme je l’ai déjà indiqué, il y a du déchet dans les quatorze titres de cet album. Ce qui me fait regretter de n’avoir pas eu simplement à écouter un album de onze ou douze titres, ne comprenant ni le faiblement intéressant Ordinary Orbit, ni le ridiculement clérical Sub Care. Maintenant que nous avons brièvement abordé le mauvais et que nous avons clôt ce chapitre, parlons plus longuement du bon.

L’album s’ouvre sur Humanize, un titre sous influence des Foo Fighters. Bien que n’étant pas un grand fan de ce groupe, j’ai été séduit par l’empreinte progressive quasi scandinave que September Code réussi à faire passer dans ce titre mais aussi tout au long de l’album. La seconde influence que l’on peut régulièrement percevoir est celle de Pink Floyd, comme dans le second très agréable morceau, B4U. C’est plus calme, plus planant mais ça reste très efficace. Si les deux premiers titres font la part belle au chant de Dim Koskinas, le troisième titre, Less Than A Moment, souligne le travail en profondeur effectué par le bassiste Theodoris Botinis. Lui et ses compères, Renos Miliaris aux claviers et Giannis Dimoulas à la batterie, font tout au long de l’album un travail de fond qui permet à l’ensemble d’être homogène et imaginatif. Dans Less Than A Moment par exemple, on peut clairement ressentir un certain groove quasi jazzy. Beautiful As A Sin tout comme le dernier titre Airth, pourrait très bien figurer sur des albums de Interpol. Il en ressort une certaine mélancolie qui me plait. Avec en plus pour Beautiful As A Sin, une très belle guitare sèche de Sotiris Pomonis ainsi que d’autres tonalités arabo hispanisantes. Cette troisième influence est clairement perceptible dans Bass (titre très court et donc pas forcément nécessaire… mais bon) ainsi que dans le bon War. Toutefois, bien qu’hispanisantes, les guitares sont dans War aussi bien sèches qu’électriques. La structure fournie soutient parfaitement le travail effectué au chant par Dim et Giannis. Ce titre très progressif a du Pain of Salvation en lui tout comme There, le titre suivant. Avec ses rythmiques décalées et ses samples de fond, ce morceau apporte une nouvelle pierre à l’édifice. Le titre éponyme de l’album, Remembering Mirrors, est très calme avec une atmosphère presque inquiétante. Comme une fable, ce titre est conté en parallèle par Dim ainsi que par la belle et efficace voix de Christianna (Elysion). D Day, le dixième titre, reprend cette atmosphère un peu lourde, tout en redonnant du corps et du rythme et en confirmant la ligne progressive. Ce qui lui permet d'introduire le titre le plus metal de l’album : Echovirus. Variant entre guitares saturées, chant limite death et parties beaucoup plus mélodiques typées Pink Floyd, ce titre est un bel exemple de la diversité proposée par le groupe. Rien que pour lui et pour les deux derniers titres de l’album, ce Remembering Mirrors vaut la peine d’être écouté. XE Cute 2 tout d’abord, avec encore une arythmie chronique et des guitares libres comme l’air. Chargé aux hormones, ce titre est jouissif et doit être considéré comme l’hymne de cet album. Ex-cel-lent ! Tout se termine sur Airth, un joli titre mélancolique plus rock que metal et, comme indiqué ci-dessus, tout droit sorti d’un album d’Interpol. C’est brisé mais harmonieux, maintenu par le chant de Dim (ils ont bien fait d’aller le chercher, lui) ainsi qu’alternativement par les différents instruments.

Vous l'aurez compris, j’ai été séduit par ce disque qui ne manque son coup de cœur qu’à cause de quelques titres en trop… dommage. Je vous recommande toutefois chaudement ce Remembering Mirrors, un bel exemple de ce que la Grèce metal peut produire de meilleur.

 

Tracklist de Remembering Mirrors :

01. Humanize
02. B4U
03. Less Than A Moment
04. Beautiful As A Sin
05. Ordinary Orbit
06. War
07. There
08. Sub Care
09. Remembering Mirrors
10. D Day
11. Echovirus
12. Bass
13. XE Cute 2
14. Airth

Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum !