Serpentia

Artiste/Groupe

Serpentia

CD

The Day in The Year of Candles

Date de sortie

Novembre 2011

Label

Recession Records

Style

Death progressif

Chroniqueur

Orion

Note Orion

12/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Serpentia est un groupe polonais fondé en 1996 et voici aujourd'hui leur troisième album, après un long silence de sept ans. Eh oui, sept ans depuis l'intéressant Nails Enigma. Et au rythme où vont les choses et la quantité de nouveaux groupes et d'albums qui paraissent chaque mois, difficile de rester dans la course et dans les mémoires. Enfin, certains d'entre vous se souviennent peut-être de ce groupe et attendaient donc leur nouvelle offrande avec, à n’en pas douter, une certaine impatience.

Serpentia œuvre dans le Death Metal. Etonnant pour un groupe polonais, non ? Je vous entends déjà dire : Allez, un groupe de Death polonais, un de plus !  Certes, mais pas du Death bien bourrin (attention, rien de péjoratif là-dedans) à la Vader, Decapitated ou Hate. Non, Serpentia la joue en finesse. On pourrait parler ici de Death Progressif. Le premier morceau, Archangel, un morceau court qui sert d’introduction à l’album, est quand même assez éloigné des canons du Death : Titre atmosphérique, avec voix parlée, quelquefois chuchotée. Ce n’est qu’avec On the Wings of Destiny que les choses sérieuses commencent. Le rythme est cette fois-ci bien Death bien que pas franchement rapide et la voix reste assez soft pour le style. Le titre suivant, avec un peu de synthé en toile de fond, est un peu plus agressif au niveau de la voix. Par contre, musicalement, il est complètement dans le même esprit que le second titre.
Ceux qui recherchent des rythmiques Death "casse nuques" n’en trouveront pas beaucoup sur cet album, hors mis quelques passages comme par exemple sur la partie centrale de Pain No More, sur Exile ou encore Thorns from the Savior’s Crown qui font un peu penser à Carcass, période Heartwork, niveau rythme et voix.
Tout cela est bien joli mais voilà, les morceaux s’enchaînent et je n’arrive pas à m’enthousiasmer plus que ça, malgré quelques trouvailles comme un chant plus mélodique sur le début de Pain No More ou sur Death is my Only Friend, des solos agréables, des cassures de rythmes bien sympathiques (Pain No More toujours, For "the all" Reasons) ou le dernier morceau (titre avec plus de quatre consonnes qui se suivent et que je n’essaie pas de réécrire ici), entièrement chanté en polonais avec quelques vocaux féminins pour l’ambiance. C’est très bien exécuté, il y a de bonnes choses mais on reste un peu sur sa faim. En clair, je n’arrive pas à rentrer dedans. Serpentia propose un Death technique, avec plein de subtilités mais pas évident à s’approprier. L’album précédent m’avait fait meilleure impression, finalement.
Une très longue attente pour un résultat sympathique mais sans plus.
Allez, on ne peut pas gagner à tous les coups…

Un album dans la bonne moyenne donc, assurément, mais personnellement, il n’y a pas eu de déclic. Serpentia, qui n’avait pas donné de nouvelles depuis si longtemps, risque du coup de rester un peu dans l’anonymat, malgré un album sans fausse note mais qui, j’en ai bien peur, réussira difficilement à s’extraire de la masse.


Tracklist de The Day in the Year of Candles :

01. Archangel
02. On the Wings of Destiny
03. Proclamation of Tragedy
04. Hole in the Soul
05. Pain No More
06. Exile
07. Death is my Only Friend
08. Thorns From Savior's Crown
09. For "the all" reasons
10. Psalm Bezskrzydly / The Wingless Psalm

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