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Solstice
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C H R O N I Q U EMalgré les deux uniques albums à son actif, Lamentations en 1994 et New Dark Age en 1998 (quatre ans d’écart tout de même !), Solstice continue de rouler sa vieille caravane usagée sur ce qui reste -malheureusement- de l’ex-scène de l’Epic Heavy Doom Metal. Composé de Richard M. Walker, Andy Whitakker, Paul Kearn, Ian Buxton et James Ashbey, les britishs ne jouent pas dans la cour des kids. Tous les membres du groupe ont déjà bien plus de trois références à leur actif, tous officiant de près ou de loin dans la sphère du Doom. Des pros donc. Mais qu’est ce que des pros peuvent bien encore apporter à une scène en voix d’extinction ? Le jugement est difficile à rendre… Death’s Crown Is Victory est un court EP qui se compose de quatre pistes. Deux instrumentales ouvrent et ferment l’album : Fortress England pour l’introduction et Aequinoctium II pour conclure, qu’on avait d’ailleurs déjà pu entendre sur des précédentes compilations du groupe. Les deux autres pistes sont I Am The Hunter et, bien entendu, Death’s Crown Is Victory, qui font chacune presque dix minutes. Mais on se demande quand même si cet EP était bien nécessaire. Avant de lâcher les terribles Cerbères de la critique, plusieurs paramètres entrent tout de même en jeu. Tout d’abord, qu’en est-il de la qualité de l’album en lui-même ? Sur ce point Solstice n’invente rien, ils jouent de l’Epic, ça on l’a bien compris. Pochette inspirée de l’esthétique du Hobbit de Peter Jackson ou bien du jeu de plateau Warhammer, guitares entraînantes et joyeuses, chant lyrique et puissant, on sent à l’évidence un souffle guerrier qui s’abat dans nos oreilles impures. Certes, on s’amuse bien à l’écoute d’I Am The Hunter, on sent évidemment l’énorme influence de Messiah Marcolin (Candlemass) sur la voix de Paul Kearns, qui, à l’évidence, a bien révisé ses références en Epic Doom Metal. Rien à redire à ce niveau. C’est plaisant et très bien fait. Mais au-delà, que reste-t-il à se mettre sous la dent ? Car c’est de cela qu’il s’agit. Si on compte bien, cet EP se compose de quatre pistes, deux instrumentales, dont une déjà enregistrée et connue du public, et seulement deux nouvelles pistes complètes. Après cinq ans d’inactivité, ça laisse pantois. Quand on sait qu’il y a de bons groupes qui enregistrent tous les ans et produisent de bons albums à chaque fois, on se demande où est passée l’inspiration de Solstice. D’accord, le temps entre chaque album n’est pas toujours à prendre en considération, mais seulement quand ce sont de bons albums qui sortent ! Enfin, là quand même, tout ce temps perdu pour juste nous sortir un EP avec deux pistes. C’est léger. On attendait mieux de la part d’un groupe avec autant de spécialistes du genre et de surcroît de bons musiciens.
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