Steadlür

Artiste/Groupe

Steadlür

Album

Steadlür

Date de sortie

Juin 2009

Style

Hard Rock

Chroniqueur

yanng

Note yanng

9/20

Site Officiel

C H R O N I Q U E

Steadlür est un jeune groupe de hard-rock n' roll d'Atlanta venant d'être signé par l'écurie Roadrunner. A en lire la biographie, on y détecte des influences de Kiss, de Mötley Crüe, de Skid Row, de Guns N' Roses... Une telle liste qui fait naitre en nous l'espoir de découvrir un nouveau Koritni. La présentation marketing représente-t-elle vraiment ce que l'album de Steadlür contient ? Réponse en écoutant l'album qui sort en France le 2 juin.
"Poison", qui ouvre l'album, est conforme à nos attentes. Un hard-rock bien glam, un chanteur à la voix parfaitement adaptée à ce type de sleaze-rock à la Mötley Crüe, des riffs accrocheurs, des choeurs, des phrasés de guitare à la Kiss. Rien à dire - ça commence bien.
"Bumpin'" continue dans un "happy metal" assez accrocheur qui donne la bonne humeur. Le hard-rock de Steadlür est des plus basiques, riffs hyper simples et accrocheurs, les solos de guitare sont d'ailleurs encore moins techniques que ceux de Kiss.
"My Mom Hates Me" est le troisième morceau et c'est à partir de là qu'on prend conscience que les influences listées dans la biographie du groupe n'étaient qu'un argument marketing. Et oui, Roadrunner nous refait le coup des Madina Lake et consorts. Steadlür fait de la musique pour les ados américains, c'est affligeant. Déjà, les paroles "My Mom Hates Me" définissent assez bien le public visé, les refrains sont ultra-commerciaux. Un morceau de ricain pour ricain écrit dans l'esprit Nickelback/Green Day pour faire office de bande originale sur le prochain American Pie 666.
La suite de cet album perdure dans le style si prévisible d'un rock américain pour ado basique. Après le très moyen "Turn It Up", "It's Too Late" a une petite connotation de Pearl Jam sur le refrain. "Whisky And Woman" est une nouvelle fois affligeant, un refrain miéleux mille fois entendu. Les paroles sont une nouvelle fois hyper recherchées :-) ! Les ados ricains doivent certainement rêver de femmes et de whisky en sortant du MacDo !
Puis c'est au tour de LA ballade "Angel (On the Wrong Side of Town)", la power-ballad hyper clichée (que même Meatloaf n'aurait pas osé écrire !) qu'on entendrait sur des films ricains au bal de fin d'année. Le truc que Roadrunner espère que les ados ricains utiliseront pour séduire la petite grosse du campus d'à côté qui a été refusée au poste de pom-pom girl pour excès de surpoids.
Et c'est reparti sur les influences de Nickelback sur "Time". Puis le niveau remonte tout à coup, Steadlür reprend des burnes pour nous faire headbanger sur l'excellent "Suffocate", un excellent glam-rock tant au niveau des couplets, des refrains que sur la tentative de solo ! Ouf, le premier morceau correct depuis "Bumpin'" ! Mais l'amélioration a été de courte durée - "Barely Breathing" repart dans le rock ricain ado commercial prévisible et on ne parle même pas de "Livin' A Lie" qui donne envie d'exploser de rire. Peut-être que Roadrunner a trouvé son tube de l'été, "Barely Breathing" a toutes les qualités pour plaire au jeune public : dansant, ado-accrocheur, rock (et encore ?) ! Et enfin, "Change", espèce de mid-tempo folk-rock, une nouvelle fois prévisible et commercial, termine l'album (A noter un court solo de guitare extrêmement laid). Digne du dernier album de Bon Jovi et encore...
Bref, après la lecture de la biographie de Steadlür, un seul qualificatif vient en tête : "foutage de gueule". On se demande ce que vient faire ce groupe aux côtés de légendes du métal comme Dream Theater ou Heaven & Hell dans l'écurie Roadrunner.... 3 morceaux de bien sur 12.