C H R O N I Q U E
Après six ans d'absence, le pape de la Space Age Guitar est de retour. The Story Of Light est en fait la seconde partie d'une trilogie démarrée en 2005 avec l'album Real Illusions: Reflections . Ne vous attendez pas, pour l'instant, à comprendre quelque chose ou à trouver une quelconque logique dans cette trilogie. Non, c'est normal, Steve Vai remettra tous les morceaux dans l'ordre quand le troisième volet sortira et le mystère s'éclaircira alors pour nous, auditeurs communs des mortels.
Ces six années d'absence ont été plus que bénéfiques. Si bien que The Story Of Light est certainement son meilleur album depuis près de vingt ans. Bien sûr, Steve Vai reste Steve Vai : un style de guitare instrumentale parfois barré et bourré de mysticisme.
Une voix féminine ouvre The Story Of Light , une ouverture qui rappelle directement le "Heads Up" qui lançait Liberty sur Passion And Warfare en 1990. La production est monstrueuse, le toucher de Steve est un régal, un morceau d'ouverture à la fois mélodique, technique, classieux. Comme tout album complexe, c'est écoute après écoute que le plaisir grandit. Velorum alterne un thème mélodique bourré de feeling à des rythmiques bien heavy entrainantes. Changement de cap sur les deux prochains morceaux. Sur John The Revelator , l'influence de Frank Zappa est évidente : un morceau bien groovy, hyper accrocheur, chantée par Beverly McClellan sur lequel Steve balance d'énormes riffs. Les micros DiMarzio font sonner ses harmoniques de folie. Enchainement avec The Book Of 7 Seals , cette fois, on est carrément dans une comédie musicale, on se croirait à Broadway : joie, choeurs, rythme entrainant, mais où est Sinatra ?, le tout dopé par les phrasés de Vai.
D'autres perles sont également présentes sur
The Story Of Light
: Le très heavy et groovy
Gravity Of Storm
déjà positionné pour ouvrir la prochaine tournée et qui devrait mettre le feu dans les salles ; Le doux
Mullach A'Tsi
au refrain délicieux qui rappelle le magique
Whispering A Prayer
; Le superbe
Weeping China Doll
(le nom des fleurs que la femme de
Steve a planté dans son jardin) au thème imparable. Pour la petite histoire,
Steve déclare qu'il a photographié la disposition des roses dans son jardin et qu'il n'a fait que transposer leurs positions sur une partition ;
Sunshine Electric Raindrops
au style
Van Halen /
David Lee Roth qui ne nous rajeunit pas de par ses côtés années 80.
The Story Of Light
contient également deux autres morceaux chantés,
The Moon And I
et
No More Amsterdam
(dont le message n'a rien à voir avec une tirade contre la ville hollandaise) : sympathiques mais sans plus. Les morceaux chantés n'ont jamais été le point fort de
Steve Vai, excepté lorsqu'un certain
Devin Townsend, inconnu à l'époque, poussait la chansonnette sur
Sex & Religion
.
Steve Vai fait donc là un retour en force. Au milieu de la pléthore de guitar-heroes issus des années 80 qui ont du mal à ne pas tourner en rond,
Steve Vai sort du lot et démontre une nouvelle fois son génie et son éternelle créativité. Une tournée mondiale à ne surtout pas manquer passera par l'Olympia le 19 novembre 2012. Les places assises sont déjà sold-out...
Tracklist de The Story Of Light :
01. Story of Light
02. Velorum
03. John the Revelator
04. Book of the Seven Seals
05. Creamsicle Sunset
06. Gravity Storm
07. Mullach A' Tsi
08. Moon And I
09. Weeping China Doll
10. Racing the World
11. No More Amsterdam
12. Sunshine Electric Raindrops
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