BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Direction les Etats-Unis, ce pays protéiforme qui n’en finit plus de nous fasciner / exaspérer. Le groupe nous vient de Kansas City dans le Missouri. Oui cette ville n’est pas située dans l’Etat du même nom. Admettez ce n’est pas simple. Etiqueter la musique de The Browning n’est pas simple, un électronicore, étonnant croisement entre cyber metal et deathcore. Forcément le son est assez synthétique, beaucoup de sonorités très modernes. J’ai pensé à un Sybreed, groupe qui date un peu, je l’avoue, mais c’est à eux que j’ai pensé.
La dimension deathcore avec piq-squeal (FED UP), breakdowns ultra bras du front est à mon sens la moins intéressante, celle cyber avec parfois un côté presque dansant est plus originale, plus fun. Et va bien au groupe américain, si je peux me permettre. Il y a un petit côté Poppy dans les vocaux féminins, archi produits. Voilà un groupe qui plairait à notre estimée Lydie mais cette dernière se remettant du très chaud dernier Hellfest, je m’y colle. Un MISERY.exe avec son titre tiré du monde de l’informatique démarre pied au plancher, prouve que le groupe sait mettre du rythme, ça tabasse dur. Johnny McBee hurle bien, lui qui s’occupe des synthétiseurs en bonus.
Le morceau-titre a un côté très ouvert avec une dimension presque popisante. Sur les chœurs féminins et avec une dynamique très accrocheuse, The Browning décroche un quasi single, fédérateur, facile à appréhender. Bien joué ! The Browning avec ce sixième disque élargit sa palette, ça leur va bien évitant ainsi un deathcore bas du front qui joue la brutalité pour la brutalité. L’intro de Deceiver, en langue de Goethe, rappelle unRammstein, groupe œuvrant sur ses deux premiers albums sur un metal indus qui a sûrement beaucoup influencé The Browning. Le groupe sera sur les planches françaises à l’automne accompagné d’Abbie Falls et de Within Destruction. L’écoute de cet OMNI donne clairement très envie d’en être.