THE FALL OF EVERY SEASON

Artiste/Groupe

The Fall Of Every Season

Album

From Below

Date de sortie

08/03/2007

Style

Doom

Chroniqueur

Damien

Note

13/20

Site Officiel

http://www.thefallofeveryseason.com/

C H R O N I Q U E

Attention groupe d'exception ! The Fall Of Every Season est un groupe de Doom aérien et assez atmosphérique qui base sa musique sur l'opposition entre Doom-Death lent et guttural et un rock funèbre acoustique emmené par un chant clair parfait. Cet album, il vous faudra une bonne vingtaine d'écoutes successives pour l'apprécier à sa propre valeur. Composé de 5 titres, il est l'oeuvre, non pas de 5 ou 6 personnes, mais bien d'un seul homme, j'ai nommé le génial créateur de ce disque d'un bout à l'autre (des instruments à la production en passant par la voix) Marius Strand. Et oui, il à décidé de tout faire tout seul et on se demande si cela aurait pu en être autrement. Nous voici donc plongés dans sa vision des choses, de la vie, sombre mais envoûtante et surtout émotionnellement lourde. Ce disque s'ouvre sur le morceau titre, la rencontre parfaite de la lourdeur et de la mélancolie. Presque 12 minutes durant lesquelles on passe d'une complainte grognée sur des rythmes Doomesques à un chant léger et plein de tristesse entourée de passages acoustiques.

C'est à la fois facile de décrire cette musique mais aussi très compliqué car faire part de tout les sentiments qui nous envahissent à l'écoute de ce superbe disque cela devient impossible. On plonge vers une plage au bord de la mer du Nord, froide, neigeuse et embrumée sur Sispyhean, le second morceau. Totalement dénué de grognements, il revêt des faux-airs de ballade FM dépressive alors que ce n'est pas du tout ce à quoi il aspire. Non, à l'instar du voyage proposé par les Celtic Frost ou autre Anathema, c'est ici une exploration de la tristesse de l'âme humaine qui est proposée.

The Triumphant Beast lorgne lui du côté du Death-Prog d'Opeth, avec toujours cette alternance clair-guttural et l'arrivée d'un vrai rythme, de vrais riffs presque balisés dans un univers connu, le Metal. On se rapproche donc de la civilisation humaine et en terrain connu. Toutefois c'est à cette occasion qu'il devient plus banal et moins intéressant.

Pour un nouveau morceau de plus de 12 minutes, on peut dire que c'est rageant. Escape Of The Dove nous replonge dans la lumière, acoustique accompagné d'un piano léger pour alléger quelque peu l'ambiance. Court mais jolie chanson.

Enfin le final, Her Wihtering Petals, qui démarre de manière lourdingue, avec un riff pouvant presque rivaliser avec la vitesse d'Orthodox (les espagnols barrés qui font du Doom une science occulte). Toujours Akerfeltesque dans l'approche, on peut dire que Marius Strand a décidé d'alléger le tout, de le ralentir pour appuyer les sentiments que l'on ressent, pour bien nous emmener là où il le veut. Et là où il veut nous emmener c'est sur le chemin de la libération, en nous montrant comment surmonter tout cela.

Le final en chant clair y parvient presque mais problème de ce quart d'heure c'est qu'il manque de ce petit quelque chose qui fait la différence.

Car oui, c'est le principal reproche que l'on peut faire à ce From Below, il impressionne par sa réussite et son apparât magnifique sur les deux premières chansons mais il se perd au final dans de bonnes intentions ravagées par l'absence de ce qui aurait pu faire de ce disque plus qu'on assez bon disque : l'étincelle. Celle qu'ont toujours eu Anathema ou Nine Inch Nails mais qui fait cruellement défaut au bout d'un quart d'heure d'écoute. Au final un disque agréable à écouter mais qui finit quelque peu par ennuyer à cause d'un manque d'originalité ou de foi, foi en la musique qui semble confuse pour Marius Strand. Peut-être faudra-t-il penser à recruter pour le prochain album qui pourrait être une réussite si le monsieur ne se retrouve pas tout seul. De l'assez bon travail tout de même.