The Oath

Artiste/Groupe

The Oath

CD

Self Destructed

Date de sortie

Octobre 2010

Style

Black metal enrichi

Chroniqueur

florentv

Note florentv

16/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

The Oath est un groupe lyonnais qui tourne depuis une dizaine d'années, et qui a à son actif deux albums et deux démos. Ils arrivent maintenant avec le petit dernier Self Destructed, qui me permet d'enfin découvrir plus en profondeur le groupe (je connaissais un ou deux morceaux seulement avant).

Pas de sas d'entrée pour Self Destructed, on arrive directement au coeur de la bête avec End Of The Line. On a affaire à du black, légérement symphonisé par des petites touches de claviers, et même parfois quelques grosses mélodies, mais qui paradoxalement restent discrètes, fondues dans le morceau. Mais le terme black metal est bien trop réducteur pour la musique du groupe. Le black est la constante, mais de multiples variables viennent s'ajouter à la musique. On peut admirer quelques refrains en voix claire (End of The Line, Watch Me Bleed) à la Enslaved. Les Norvégiens sont d'ailleurs une référence très présente dans les compos, on retrouve donc les voix claires, mais aussi ces arrangements aux claviers qui donnent du volume et du relief à Self Destructed. Mais The Oath n'est pas simplement une copie, loin de là. Les parties black de Enslaved sont froides et mécaniques, alors que celle de The Oath ont un côté plus organique et vivant. On peut être un peu rebuté à la première écoute de Self Destructed, certains passages comme l'intro de Embraced, un peu joyeuse et guillerette (pour du black s'entend), m'ont paru complétement déplacés la première fois. Mais au fil des écoutes on finit par les sentir parfaitement intégrés et en adéquation avec le reste. Côté son, rien à redire, c'est impeccable. Seul la basse est un peu en retrait, mais sachant que le groupe fait dans le black il fallait s'y attendre. Mais sur les parties un peu plus rythmiques, la quatre cordes se fait quand même entendre, voir (ou écouter plutôt) Way to Nowhere entre autres. L'album est très homogène, presque trop parfois. Un vague sentiment de répétition arrive sur la fin. Rien de bien méchant, mais juste de quoi quitter le navire un peu avant la fin. Mais à peine est-on descendu que l'on remonte fissa pour la dernière partie du voyage qu'est I Am Nothing. Dix minutes de voyage au coeur des ombres et des fantômes, avant d'atteindre le sas de sortie, une mélodie hypnotique à la guitare sur fond de claviers aériens.

Self Destructed
est, si je l'ai bien compris, un voyage au travers du suicide nous exposant les différentes étapes de cet ultime périple, pour finir par atteindre en douceur la lumière blanche au fond de ce fameux tunnel. The Oath a pondu un album ambitieux sans aucun doute. Mais Self Destructed mollit un peu sur la fin (sauf I Am Nothing) et on décroche, pendant quelques instants on est hors du vaisseau. C'est dommage, mais le voyage reste néanmoins fascinant.

 

Tracklist de Self Destructed :

01. End Of The Line
02. Embraced
03. Alone I Roam
04. Way To Nowhere
05. Only
06. Watch Me Bleed
07. Impossible Cure
08. White Fields
09. I Am Nothing

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