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This Or The Apocalypse
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C H R O N I Q U E
Ça faisait un petit moment que je n’avais pas chroniqué sur le site. Il suffit de quelques changements importants dans la vie pour ne plus trouver le temps d’écouter plusieurs fois un album et d’en sortir une synthèse censée donner l’envie au lecteur d’acheter le produit ou de se barrer en courant. Alors étant données mes difficultés à écrire, je me suis dit : « Ne te casses pas la tête, prends quelque chose de pas compliqué pour commencer ». J’ai donc jeté mon dévolu sur le troisième album des américains de This Or The Apocalypse. Et pour une raison simple : les américains font du metalcore et ne sont pas des inconditionnels de l’originalité. Car question redondance, Dead Years ne s’embarrasse pas trop. Une grosse rythmique, un chant hurlé, parfois clair quand le sujet est grave, quelques breaks pour donner une bonne impression lourdeur et c’est parti. Ne pas oublier bien sûr de faire une production gonflée aux hormones histoire de montrer aux jeunes qu’on est plus forts que les autres. Car oui, est-ce l’âge ? Mais à 35 ans, je n’ai pas l’impression que TOTA (pour les intimes et la famille) s’adresse à moi. Ayant une conscience professionnelle avertie, je ne me suis pas limité aux clichés du metalcore (quoique les hurlements, surtout quand ils se mettent à plusieurs, c'est usant). Car TOTA a un vrai talent technique. On ne peut pas nier que la rapidité d’exécution est dévastatrice - le morceau d’entrée Hell Praiser est l’archétype du style : rentre-dedans. Sauf que cela ne suffit pas car s’enfader tout un album, ça gave. Plus encore quand on a écouté le précédent et, qu’à part quelques samples censés renforcer l’impact sonore, rien de nouveau sous le soleil. Mais ce qui est encore plus rageant avec TOTA, c’est qu’ils sont capables de pondre des titres plus originaux. Les mélancoliques Americans et You Own No One But You, beaucoup plus fins que les autres morceaux, amènent une respiration et une capacité à innover très intéressantes. Car ma conclusion sur Dead Years est la même que sur Haunt What’s left, leur précédent essai : quel est l’intérêt de ce type d’album ? Perpétuer un style saturé ? OK. Faire avancer la musique ? Raté. Malgré des qualités indéniables, TOTA a juste fait un copier-coller de leurs efforts antérieurs sans vraiment chercher à évoluer. C’est dommage car Dead Years donnent quelques bons moments. Tracklist de Dead Years : 01. Hell Praiser Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum ! |
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