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Tim "Ripper" Owens
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C H R O N I Q U EQui est Tim "Ripper" Owens ? En voilà une question qu'elle est bonne ! Car sous le couvert de cette introduction peu orthodoxe, j'amène mon propos à différents degrés! Le premier degré, aux lecteurs qui découvrent ce nom, se limite à décrire le cursus et le style du bonhomme: Successeur et prédecesseur de Mister Robert Halford au sein Judas Priest entre 1997 et 2003 (2 albums et 2 live), chanteur de Iced Earth sur 2 albums, de Malmsteen sur 1 album, fondateur de Beyond Fear, projet solo toujours d'actualité (pas officiellement arrêté en tout cas). Comme dans toutes les successions de chanteurs se pose la question du style: cloné ou tranchant par rapport à l'original. Judas Priest avait choisi la première option, autrement dit, Tim Owens officie dans un registre vocal plutôt large, n'a pas peur des voix suraigües. Au second degré, Tim Owens est un chanteur professionnel (sans blague, mec! appelez la presse il y a un scoop), ne vous méprenez, je n'enfonce pas de portes ouvertes. A la manière de Ronnie James Dio, Joe Lynn Turner, Jeff Scott Soto (tous avec des noms de scène en 3 mots c'était à la mode dans les 80's) à leur début, il s'est fait connaitre par ses participations aux albums soit de groupes formés simplement amputés de leur chanteur (Judas Priest) soit de groupes où le turn-over est légion (Malmsteen). D'un point de vue personnel, je vais vous faire la confidence que je n'ai pas révisé la bio de Owens, ni même lu les infos de l'album, j'ai simplement pris la musique telle que. J'avais pas mal d'a priori sur Owens, c'est pourquoi j'ai procédé de la sorte avec ce "Play my Game" : Tout d'abord, les successions de chanteurs sous forme de clonage ne sont pas trop ma tasse de thé, surtout si un changement radical peut apporter des mecs comme John Bush dans Anthrax !! Et Tim Owens n'a rien apporté à Judas Priest! Ensuite, j'ai pu "apprécié" la prestation de Tim Owens dans Malmsteen l'an dernier aux Gods of Metal: Un braillard n'a jamais pu sauver un narcissique qui bacle ses soli.... You don't remember I'll never forget! Je vais être direct, mes efforts n'ont pas suffi: L'album n'est qu'un enchainement décousu de titres, un peu comme une compilation (des samples genre "Destroy","you've got mail".... rendent la compil' un peu ringarde...). Il est clair que des musiciens différents (j'y reviendrai) ne peuvent avoir le même son ou style de jeu mais il n'y a pas de style général d'écriture pour cet "album". On en arrive à prendre chaque chanson pour ce qu'elle est. On regrettera que la présence en nombre de grands comme Bruce Kulick, Bob Kulick, Simon Wright, David Ellefson, Billy Sheehan, Jeff Loomis, Craig Goldy, Doug Aldrich ait peut-être laissé les choses s'éparpiller. Il n'en reste pas moins que leurs contributions sont à la hauteur et je ne parle pas de l'interprétation. Pour conclure, on n'aura pas honte en avouant que l'album est sur notre étagère mais il n'en sortira que pour l'apéritif d'un diner de famille car personne ne criera au scandale pour la violence de la musique et personne ne risque de perdre le fil d'une conversation à cause d'un passage hors du commun. | ||||||||||||||||