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Trophallaxy
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C H R O N I Q U ETrophallaxy est un groupe venu d'un de nos pays frontaliers, la Suisse. Le groupe a sorti son premier album, Dawnfall en auto-prod en décembre 2009, dans le style bien connu et difficilement renouvelable qu'est le metal symphonique. Dès le premier morceau, nous sommes plongés dans un metal à tendance joyeuse par le rythme rapide et enjoué, par le son des guitares qui ne sont pas lourdes (sur la majorité des morceaux) ou trop basses, et par des orchestrations survoltées réalisées sympathiquement par le clavier de Jonathan Pellet, compositeur de la majorité des titres de l'album. A noter que la chanteuse, Joëlle Graz ajoute à ce metal son instrument de prédilection (en plus de la voix bien sûr) un violoncelle. N'apparaissant pas dans tous les titres de l'album, sa présence est d'autant plus appréciable lorsqu'on l'entend. Bonne idée donc de ne pas avoir décidé de le placer dans chaque morceau et à chaque même passage, ce qui aurait entrainé une routine dans l'album qui n'aurait pas été la bienvenue. De plus ses interventions sont variées, comme sur la ballade Dreamcatcher où il est mélancolique, et rend la chanson plus triste et sombre, alors qu'à contrario, dans Beautiful Autumn Day, il permet à la musique de s'installer et de donner légèrement le ton du morceau. Et à côté de ce violoncelle alors, qu'est-ce qu'on a ? Eh bien, un metal simple, assez efficace dans le genre, mais qui ne le révolutionne tout de même pas. Les morceaux comme Light The Sun ou The Haven traînent même un peu, et la désagréable impression de remplissage s'installe via des soli, que ce soit à la guitare, à la basse ou aux claviers et autres effets. Cela est bien dommage puisque sinon, le reste des compos est vraiment sympathique, que ce soit pour les morceaux enjoués ou pour les morceaux plus sombres ou lents. Et sur cette musique plutôt réussie malgré ses quelques défauts, c'est Joëlle qui pose sa voix. Et c'est un sentiment mitigé que j'ai à son sujet. Si sur certains morceaux, sa voix est sympathique et passe plutôt bien, il est vrai que par moment, lorsqu'elle monte comme sur Dreamcatcher ou Dawn, sa voix gêne l'oreille et nous fait froncer les sourcils. Le timbre particulier de sa voix ne lui permet sûrement pas tout et c'est là la raison pour laquelle tout n'est pas bon dans ce qu'elle nous propose. De plus, il lui manque parfois une émotion sur les morceaux plus calme. Mais à côté de cela, la jeune femme assure les parties plus rapides avec une certaine aisance qu'il est appréciable d'entendre. Les passages où elle double sa voix ne sont pas mal venus, et ne sont pas utilisés à outrance ce qui permet d'avoir quelques touches de fraîcheur dans les morceaux grâce à ce procédé. Il en va de même pour les apparitions de la voix scream de Jonathan. Effectivement, le jeune homme pousse la voix, mais jamais pendant très longtemps, apportant juste une petite touche sombre par ci par là. Une initiative sympathique, qui mériterait peut-être d'être un peu plus poussée et développée dans les futures compositions du groupe sans devenir omniprésente non plus. En conclusion, Trophallaxy a fait un album agréable à écouter, qui plaira surement aux fans de groupes faisant un metal symphonique plutôt joyeux (avec le morceau Lost On A Dying World), mais qui a aussi ses défauts, notamment ses longueurs et certaines intonations de la chanteuse. Enfin, la production n'est pas des meilleures, et si cela peut handicaper la qualité du son, elle n'enlève tout de même pas la qualité des idées et des compositions en elles-mêmes. |
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