|
|||||||||||||||||
Unsun
|
C H R O N I Q U EIl y a maintenant deux ans, Unsun faisait son apparition dans le metal gothique à chanteuse. Et la chanteuse semblait être le point fort de ce groupe fondé par Mauser (ex-Vader). Entre séances photos et pochettes, la plastique de la demoiselle avait été mise en avant pour pouvoir vendre un maximum d'albums, tout du moins, c'est ce que l'on suppose. Mais quand un groupe met autant en avant le physique de l'un de ses membres, cela annonce-t-il le meilleur ? Avec Unsun et son premier album, la réponse était claire : une musique basique, sans grand intérêt, trop pop et radiophonique pour capter l'intention, donc non ! Mais les Polonais ont décidé de tenter le coup à nouveau et de sortir un deuxième album, Clinic For Dolls. La pochette étant moins racoleuse, on a bon espoir pour le contenu ! Mais avec cette cloche de collège qui retenti au début du premier morceau, le doute nous reprend. Unsun continuerait-il à nous servir un metal basique bourré de clichés ? Soyons honnête, sur ce The Lost Way, morceau le plus long de la galette, le plus varié, Aya ne démérite pas au chant (la demoiselle utilise différentes facettes de sa voix) et les instruments sont bien mis en avant, utilisés à bon escient. Mais c'est par la suite que l'on se réjouit moins. On retombe dans les clichés du genre, le pop metal sympa en fond sonore quand on fait autre chose, mais sans véritable intérêt quand on s'attache seulement à l'écoute de Clinic For Dolls. Ne parlons pas de la terrible ballade, The Last Tear qui, comme sur l'opus précédent, gagne la palme de la chanson larmoyante pour jeune fille en détresse. Il est triste de voir qu'Unsun n'a pas retenu la leçon et resserve cette soupe presque indigeste. Et si l'ennui nous gagne bien vite, il faut tout de même accorder des bons points à ce deuxième album ! Tout d'abord, il est meilleur que son prédécesseur (si, si !), moins insupportable, un peu moins pop pour NRJ aussi. Deuxième point, aucun reproche à faire sur la production qui est très bonne et qui permet une écoute plus agréable. Et puis, dernier et pas des moindres, les musiciens et Aya (même si elle est un peu trop souvent dans la force et manque de nuance au fur et à mesure de l'écoute) ont de la technique, bien que celle-ci soit desservie par une répétition des compositions et des mélodies que nous avons déjà entendues tant de fois. On notera tout de même un côté plus metal notamment grâce à Mockers, les petites différences de A Single Touch, un morceau tout en mid-tempo et enfin Why qui clotûre l'album sur une note réjouissante, nous apportant une bouffée d'air frais et nouveau dans Clinic For Dolls. Pour conclure, Unsun ne nous surprend pas, livrant un metal dit gothique mais qui ne l'est pas (une femme au chant ne signifie ni qu'un album est gothique, ni qu'il est symphonique, tenez-le vous pour dit!) et qui est malheureusement encore trop pop et plein de clichés. Mais Clinic For Dolls plaira à ceux qui avaient aimé The End Of Life, et pour ceux qui seront peut-être nostalgiques d'une adolescence lointaine et pendant laquelle, si Unsun avait sorti son album, ils auraient sans doute danser sur ce metal lors de leur énième boum. Tracklist de Clinic For Dolls: 01. The Lost Way Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum ! |
||||||||||||||||