Voilà du brutal death tout ce qu’il y a de plus caricatural : bête et méchant comme pas deux, quasiment tout le temps à fond la caisse, avec un chant guttural incompréhensible qui donne régulièrement dans le pig squeal et autres gargouillis infects, des plans slams et harmoniques à gogo.
Rien qu’en écoutant les premiers morceaux, j’ai senti que ce disque allait me plaire. En effet, il faut parfois avoir de ces disques qui reposent le cerveau, qu’on met machinalement sans réfléchir et qui comble ce besoin insatiable de violence gratuite. Des groupes comme Virulency sont là pour ça.

Il s’agit de leur premier album, et je ne pense pas qu’ils puissent aspirer à mieux qu’être une pâle copie de Disgorge (US). Il y a quand même un petit truc chez eux que je trouve sympa : on sent que le bassiste s’éclate bien, avec son instrument qui vrombit en permanence en fond et qui joue parfois des plans bizarroïdes en slide (Immeasurable… et …From Putrescible…).
La couverture est également très réussie ; elle est l’œuvre du Russe Daemorph, qui a bossé sur pas mal de couvertures de brutal death (dont le dernier 7 H.Target) mais également pour The Black Dahlia Murder et Morbosidad. Un artiste plutôt discret mais efficace.
Voilà, il n’y a pas vraiment lieu d’entrer plus dans les détails : c’est bas du front, linéaire et pas original pour deux sous. Mais question violence et brutalité, il y a largement ce qu’il faut.
Tracklist de The Anthropodermic Manuscript Of Retribution :
01. Myriapod Constructology – Part I – The Inception 02. Myriapod Constructology – Part II – Absolute Zenith 03. Immeasurable Gigantomastic Phenomenology 04. Concupiscent Succubus Disturbance 05. …From Putrescible To Perpetual 06. Mephistophelian Æsthetic Eroticism 07. Beyond The Ablated Clitoral Organs 08. Sculptured Didelphic Uterus
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