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VOMITORY
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C H R O N I Q U EC'est dans les vertes contrées du comté de Winchester que naquit en 1834 STOP ! Nous ne sommes pas dans un documentaire historique des chaînes de découvertes ici. Non, ici c'est le territoire de Vomitory, groupe de barbares agressifs jouant un Death aux tonalités gores des plus ragoûtantes. Miam. Le crû 2007 ? Imaginez : un film d'horreur à priori bien connu, un remake d'un film des années 50 genre Rosemary's Baby ou autre. Vus vous attendez à un démarrage en douceur, des allusions sanglantes et au final une histoire barrée d'un carnage paranormal. Ben oui mais non. Là, c'est directement Massacre à la tronçonneuse avec un riff à 250 kilomètres heures dans la tête. Vomitory nous colle la tête contre le mur et envoie directement la sauce. On rentre directement dans le vif du sujet avec "Eternal Trail Of Corpses" qui déboule avec son rythme halluciné qui ralentit en milieu de course pour mieux redémarrer. Et c'est la même rengaine ultra violente durant 40 minutes. "Scavenging The Slaughtered" repart sec tel un 747 moteurs en pleine tronche. L'assault est violent et sauvage. Et lorsque le rythme ralenti, les riffs deviennent malsain et tournoient dangereusement dans votre tête pour ne plus en sortir. Le morceau-titre-hymne, plus posé (!) avec ces 600 blastes nous envoi aux carcans du carnage. "The Burning Black" toujours étouffant nous envoie encore un riff marteau pilon. Oui le terme est juste : Vomitory nous pilonne directement avec un album résolument ravageur. "Defiled And Inferior", "March Into Oblivion", "Whispers From The Dead" "Heresy" tous envoient la purée. Et au final, ce défilé de grosses baffes Death Trash ultra efficace assomé de gore vient à s'épuiser. "Flesh Passion" apporte un sursaut pour réveiller l'auditeur avec une profusion de solos lâchés tels des bêtes sauvages. On finit sur un "Cremation ceremony" en forme de dernier suppositoire avant le dodo. Avec ces accents Deicidien, son allure pesante et rampante, il termine à merveille ce "Terrorize, Brutalize, Sodomize décidément surpuissant. Alors au final que reste-t-il ? Un album de gore Death traditionnel qui regorge du matériel le plus rapide et le plus puissant jamais créé par Vomitory. Les morceaux sont donc ravageurs, ultra rapides, techniques mais un poil répétitifs. Une telle débauche amuse au début, sert d'exutoire aux envies de meurtre inhérentes à chaque Homme mais finit par lasser à cause d'un effet redondant finalement gavant plus que galvanisant. Ca blaste à tout va mais il finit par tourner en rond. Alors d'un côté Vomitory propose une musique totalement actuelle dans son format et son propos mais reste fidèle aux anciennes traditions. En bref, pour se défouler voici le premier exutoire idéal de l'année mais certainement pas le meilleur album de Death de l'année. Et puis regardez donc la pochette, et dites vous que le livret est a priori censé être gorgé de photos du même acabit ! Oui, de grands malades. |
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