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WILL HAVEN
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C H R O N I Q U EQue reste-t-il de Will Haven ? Le bestial groupe de DeathCore ne faisait plus peur à personne depuis sa dissolution après les terribles albums Carpe Diem et WHVN. Deux albums entrés dans la cours des albums cultes pour leur atmosphère unique et leur violence démesurée couplée au côté ultra étouffant de WHVN. Grady Avenell, LA voix du groupe était pour beaucoup dans la formule magique du groupe. L'ami de Chino Moreno des Deftones qui avait dans un premier temps rejoint la bande pour sa reformation fin 2006 a finalement choisi de mettre les voiles et de laisser tomber le groupe alors en plein enregistrement de The Hierophant. Et une question subsiste : est-ce la voix de Grady qui apparaît sur ces bandes ? A priori non. Mais la ressemblance entre le nouveau hurleur et l'ancien paraît si frappante sur certains morceaux qu'elle en paraît troublante. Mais intéressons nous également à la musique. Reprenant à peu près les choses là où le groupe les avaient laissé en 2001, The Hierophant est bel et bien un album de Will Haven : rythmiques étouffantes, atmosphères compressantes, les Will Haven sont toujours vivants. Les mélodies sont toujours aussi désespérées, les morceaux plutôt courts se succèdent à un rythme effréné et des touches électros flippantes apparaissent même au détour de Landing On Ice. Malheureusement, malgré une belle débauche d'efforts, les chansons finissent par se ressembler un peu trop et l'indifférence gagne celui qui ne serait pas attentifs à toutes les variations subtilement éparpillées ici et là. Cet album est bon mais piègeux, on s'attendait à trouver Will Haven comme on l'avait quitté mais celui-ci a évolué. Et il est trop tôt pour dire si c'est en bien ou en mal. | ||||||||||||||