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WINDS
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C H R O N I Q U E (Ralph)Le groupe WINDS sort son nouvel album, intitulé "Prominence and demise", composé de 9 titres, d'une durée de plus de 50 minutes. Il s'agit d'un groupe norvégien de métal néo-classique, qui oeuvre depuis 1998, composé de 4 musiciens (chant, guitare, batterie et piano/synthé). Je pense qu'il faut aimer le genre, et ce n'est pas mon cas, je n'ai vraiment pas aimé. Et pourtant, ça commençait vraiment bien : le premier titre, "Universal creation array" commençait vraiment bien, 2'50 de pur bonheur, avec une partie de guitare géniale, mais les 5 minutes qui suivent (le morceau dure 8 minutes) sont à l'aune du reste de l'album : médiocre. Enormément de breaks, des roulements de batterie en permanence, une voix faiblarde et quelconque. Certains titres nous gratifient de plages de synthé peu crédibles, des abus de distorsion qui deviennent pénibles, et des jeux de voix avec alternance aigu-grave franchement pas intéressants. Les plages 3 à 9 sont à oublier, la plage 2 est moyenne et seule la première plage, pour le premier tiers du morceau, est intéressante. Et je vous passe l'intro du morceau 9, au violoncelle, limite ridicule. Un album franchement pénible et plus qu'inutile. 09/20 uniquement pour les 2'50 de début, qui laissaient augurer du meilleur. C H R O N I Q U E (Clément)Winds est un groupe Norvégien relativement récent (1998) que l'on classe habituellement dans la (pompeuse) catégorie "Métal progressif neoclassique". En fait, on comprend dès la première écoute que la musique qui nous est proposée est difficilement classable, le terme "néoclassique" signifiant simplement "avec des sonorités issues de la musiques classique". On est en tout cas très loin du métal progressif à la Dream Theater, DGM ou Spheric Universe Experience. La première différence frappante est la place occupée par le clavier. Loin d'être omniprésent, il n'apparaît qu'à des occasions bien définies avec un son de piano très classique (mené par le pianiste Andy Winter). Je ressens du coup un son globalement plat et apparait franchement froid. Ajoutons à cela la voix assez déprimante du chanteur Lars Eric Si, et on attrape vite le cafard à trop écouter cet album. Non pas que la voix soit mauvaise, loin de là. Le chanteur s'en sort très bien, c'est juste le style, l'ambiance dégagée. Des violons viennent saupoudrer la musique d'une touche franchement néoclassique pas déplaisante (particulièrement au début de la dernière piste de l'album, "The Last Line"), qui se marie bien avec le piano. Oui, mais...mais que dire de la qualité globale de l'album ? Il est tout d'abord particulièrement difficile d'accès. Si vous aimez le style, vous apprécierez, après de nombreuses écoutes, des ambiances bien senties et des mélanges des genres intéressants. Cependant, je n'ai pas réussi à accrocher véritablement. Je ne peux pas m'empêcher de m'ennuyer à l'écoute de ces 9 (parfois longs) morceaux et ce n'est pas faute d'avoir pris le temps de l'écouter. Aucune piste ne se démarque vraiment des autres, et le talent évident des musiciens ne permet cependant pas de sauver la mise. Autant le style néoclassique apporte parfois une touche vraiment sympa (je pense par exemple à Haggard qu'on prend vraiment plaisir à écouter), autant ici c'est franchement rasoir. | ||||||||||||||||